2 novembre 2007

Seul contre tous, le héros selon Polanski

Bonjour à tous,

Je profite d'un peu de temps libre pour vous écrire et cette fois je suis venue vous parler de cinéma, pour changer !

Ces dernières semaines, j'ai revu coup sur coup plusieurs films de Polanski. C'est un cinéaste que j'aime tout particulièrement, depuis mon âge tendre. Je me suis souvent demandé pourquoi, mais je crois pouvoir avancer aujourd'hui quelques raisons : d'abord parce que s'il a tâté de tous les genres, du film d'horreur au drame psychologique, du film en costumes à la comédie pure, chacun de ses films porte une empreinte particulière et toutes ces empreintes, d'un film à l'autre, créent une œuvre puissante, talentueuse et singulière. Il m'arrive souvent devant un film de me dire qu'il aurait pu être réalisé par quelqu'un d'autre sans que ça se voit... mais certains cinéastes, parmi lesquels Lynch, Scorsese, De Palma ou Polanski, ne pourraient être échangés.
Certains films de Roman Polanski me sont entrés dans la tête et ne m'ont jamais quittée. Leurs images sont là, intactes, lorsque je ferme les yeux. Ainsi en est-il de celles du Locataire. Je l'ai revu dernièrement mais nombre de ses séquences étaient encore imprimées sur ma rétine, près de quinze ans après l'avoir vu pour la première fois. La force du cinéma de cet auteur trouve en moi une proie consentante, telle la victime ensorcelée qui offre son cou. Dès le générique j'accepte de suivre sa caméra où elle m'entraîne, tout en sachant que le voyage ne sera ni facile ni toujours joyeux, que les surprises seront macabres et que je n'atteindrai pas dans la sérénité le rivage du générique de fin. J'accepte tout cela par jeu de spectatrice, mais surtout parce que s'il malmène son public, Polanski l'émeut plus encore. Si je vous dis ça, vous penserez au Pianiste et à la silhouette poignante de cet homme décharné titubant dans les ruines de Varsovie.



Mais je pourrais vous parler aussi de la détresse hurlante de Trelkowski, trop gentil locataire étouffé par la méchanceté de ses voisins, ou de Tess, qui suit bravement la route que le destin a savonnée pour elle.



Je pourrais même ajouter le regard aux abois de Carol, la jeune manucure de Repulsion, même si dès lors qu'elle a commis un premier meurtre et que nous la savons dangereuse, la compassion qu'elle inspire se trouble de... répulsion, justement.

Polanski est certainement l'un des cinéastes à avoir le mieux parlé de la solitude et de l'angoisse qu'elle génère.



Le vertige de tourner en rond dans un appartement, de regarder par la fenêtre en espérant que quelqu'un de bienveillant vous parlera, saisira les signaux muets que votre corps inutile émet. Ses héros sont souvent profondément seuls, rongés de l'intérieur par ce silence de l'âme que viennent trancher, soudain insolites et effrayants, les bruits des objets, de la matière inerte ou animée : ainsi la jeune Carol entend-elle avec de plus en plus d'acuité les sons qui l'entourent, de la goutte d'eau du robinet mal fermé aux échos de la rue.
S'ils sont seuls, ces personnages ne le sont pas seulement affectivement. Parfois même ont-ils quelqu'un dans leur vie, comme Rosemary dans Rosemary's baby, ou quelqu'un qui aimerait y entrer, tel ce garçon patient qui aime Carol et le paiera cher... Leur solitude est totale. Elle est sociale, psychologique, affective et parfois même politique. Leur situation les coupe des autres... ou bien seraient-ce ces autres malintentionnés qui les enferment en eux-mêmes jusqu'à la folie, les privant même de l'envie de fuir ?

Ce qui est sûr, c'est que le héros polanskien a le plus souvent le statut d'étranger dans la communauté où il vit. Dans Repulsion, Carol la manucure vit à Londres avec un accent français alors que sa sœur parle un anglais parfait, et sa hantise des hommes l'enferme dans une détresse sans mots. Trelkowski est un Polonais naturalisé français que tout le monde s'entête à traiter en étranger et que son accent stigmatise. Le touriste américain de Frantic est d'autant plus désespéré que personne ne le comprend à Paris. Quant à Wladyslaw Szpilman, le pianiste, les Nazis ont fait de lui un proscrit dans son pays. Du statut d'étranger découle tout naturellement l'incompréhension, le mépris, le rejet. Mais parfois, le personnage est l'intrus d'une communauté dont il comprend les rouages parce que ces rouages le font frémir... C'est le cas de Rosemary, découvrant peu à peu que ses gentils voisins sont une bande d'adorateurs de Satan qui l'ont prise au piège.



Ou de Gittes, le détective de Chinatown, qui avance dans une intrigue où tous les pourris ont partie liée ; un véritable marécage.

A mesure que le film progresse d'une révélation négative à l'autre, le héros polanskien relie la solitude où il est enfermé à la malveillance du groupe qui l'entoure et fait bloc contre lui. A partir de là, le complot prend forme : on veut le faire taire, le réduire à merci, lui voler son bébé, le violer encore et encore, l'exterminer. Mais le génie machiavélique du cinéaste est de préserver presque toujours l'ambiguitë : son personnage est-il fou ? A-t-il dérapé, s'imagine-t'il la conspiration, ou est-il le seul à détenir une vérité incroyable ? D'un film à l'autre, Roman Polanski a peu ou prou toujours raconté la même histoire : un individu est manipulé par un groupe à l'intérieur duquel il représente l'étranger. Plus ou moins naïf quand le film commence, ses yeux se dessillent peu à peu et il comprend toute la portée du piège dans lequel il se débat. Mais selon les films, la caméra oscille, telle une aiguille, entre ces deux pôles : complot réel de l'extérieur, délire schizophrène du héros. Dans Repulsion, il est évident que la balance penche dès l'origine vers la folie, même si la folie ne saurait tout expliquer du mal être de Carol. Il est des choses qu'on ignore, des blancs tragiques ont conduit la jeune femme au stade où le spectateur fait sa connaissance, stade où il est sans doute déjà trop tard. Ce film a tout de l'étude d'un cas clinique, même s'il égare le spectateur à dessein dans un scénario de film d'horreur.




Dans la plupart des films, cependant, Polanski joue parfaitement de l'ambiguitë en utilisant la caméra subjective : tout ce que nous voyons pourrait être vu par le héros. Nous découvrons l'intrigue par ses yeux, ce qui présente deux avantages de taille pour un cinéaste expert dans l'art de ruser avec le spectateur : tout d'abord, nous nous positionnons d'instinct "du côté" du héros : nous sommes avec Rosemary, avec Gittes, avec le pédiatre de Frantic, y compris quand ce dernier saisit la piste la plus improbable (celle d'un enlèvement) pour expliquer la disparition de sa femme dans un hotel parisien. Nous sommes disposés à croire ce qu'ils croient. Mais dans un deuxième temps, cette indentification permet au doute de faire irruption au moment choisi par le réalisateur : ainsi, dans Rosemary's baby, nous nous persuadons peu à peu que Rosemary est manipulée par ses voisins avec la complicité de son mari.



Il nous semble clair qu'elle a été droguée, violée, mise enceinte par des forces obscures. Nous nous convainquons qu'elle est entourée de sorciers et que même son obstétricien appartient à la secte. C'est alors que Rosemary tente une de ces "fausses fuites", chères aux héros polanskiens, c'est à dire une fuite qui se révèle un cul de sac. Elle se réfugie chez un autre gynécologue, qui la reçoit. Elle se met à lui expliquer par le menu tout ce qui lui est arrivé, tout le complot, et soudain ses paroles nous paraissent des plus farfelues, délirantes ; nous voilà dans la peau du médecin qui l'écoute et se dit qu'elle souffre d'une dépression paranoïaque liée à sa maternité. Le doute naît alors dans le cerveau des spectateurs : ont-ils été abusés ? Rosemary est-elle folle ? S'imagine-t-elle ces choses ?



Dans Le Locataire, cette ambiguitë entre complot et folie paranoïaque est encore plus frappante. Prenons un jeune homme timide à l'accent polonais, charmant et sans histoires. Il loue un appartement et tente de se faire accepter par une communauté de résidents hostiles. Mais peu à peu, il se persuade que les gens de l'immeuble veulent le mettre dans la peau de la précédente locataire, Simone Choule, qui a fini par se défenestrer. Tout le monde semble conspirer contre lui, du gentil barman du café d'en face à son propriétaire intransigeant. Des gens l'épient, le tyrannisent. Puis il se met à voir des choses qui n'existent pas ; le réel et le délire se mêlent si intrinsèquement qu'à la fin du film, le spectateur troublé serait bien en peine de se prononcer sur ce qui a causé la perte de Trelkowski, de la méchanceté concertée de ses voisins ou de sa propre psychose.




La fiction est de loin le meilleur moyen de raconter une conspiration. Prenez une foule qui dit "blanc", et un individu qui hurle "noir !". En terme de vérité objective, la majorité a tendance à l'emporter... sauf si, par les moyens d'une œuvre de fiction, vous avez pris le spectateur (ou le lecteur) par la main et l'avez attaché dès le début aux pas du pauvre "fou" qui jure que les autres mentent. Alors, vous serez disposé à croire que cet homme a raison contre tous. Et même si cette vérité est étouffée par les puissants, elle restera à jamais entre celui qui la détient... et vous. Après la dernière image de Chinatown, l'amertume que vous partagez désormais avec le détective Gittes s'éternisera dans votre bouche.



Et vous plaindrez la pauvre Rosemary, que sa lucidité et sa bravoure n'ont fait que ligoter davantage à un destin funeste.

Pour conclure, je ne pouvais pas ne pas parler du Pianiste. Car s'il est une vérité qui fut des plus difficiles à croire, et que certains aujourd'hui encore s'acharnent à nier, c'est bien celle d'une conspiration visant à éradiquer un peuple entier, au point qu'il ne resterait plus trace de ces millions de victimes. Ce crime parfait, on le sait, connut quelques ratés qui permirent à la vérité de sourdre. Mais encore une fois, seule la fiction a le pouvoir de nous lier à l'un de ces êtres qui furent progressivement exclus de la société, enfermés dans des ghettos de plus en plus étroits, privés de droits et de dignité, avant d'être conduits vers le cul de sac d'Auschwitz.



Comme si tous ses films avaient dû nous mener à celui-ci, et tous les complots à la Shoah, le Pianiste met en scène le premier héros polanskien qui parvient véritablement à fuir : grâce à la musique mais surtout, pour la première fois, grâce à la solidarité positive d'autres frères humains.


Sur ce, je vous laisse, et si vous voulez revoir quelques-uns des films dont je viens de parler, ne vous gênez pas ! A l'exception de Frantic, qui a un peu vieilli, la filmographie de Polanski traverse le temps sans une ride et c'est un plaisir de la revisiter.

A bientôt...

Gaëlle

26 commentaires:

thom a dit…

Gaëlle, Ô Gaëlle...

Je ne te referai pas l'éternel couplet du "quel bonheur de te retrouver", à plus forte raison parce que d'autres le feront pour moi - j'en suis sûr.

Je préfère en venir au fait : j'adooooooore quand tu parles de cinéma, ça faisait longtemps ! Polanski, bon, ce n'est pas mon cinéaste préféré...mais j'ai bien entendu aimé la plupart des films que tu évoques ici ("Répulsion" mis à part, étude de cas clinique certes, mais surtout monument d'ennui).

L'analyse que tu fais de la figure du "héros" dans l'oeuvre polanskienne me semble toute à fait juste et pertinente. Elle pourrait même, sans doute, s'appliquer à des oeuvres moins évidentes, tel "Macbeth" (je dis ça : je ne l'ai pas vu, et en même temps je crois que je sais de quoi ça parle :)). Sans doute as-tu raison lorsque tu supposes que tous les films de Polanski devaient mener au "Pianiste" (sinon nous mener, du moins l'y mener lui). Symboliquement, c'eut pu être un merveilleux "dernier film", de ceux qui referment une oeuvre tant dans le temps que dans les thématiques...

Mais je m'égare : ce billet est excellent. Comme toujours, soit, mais pas de la même manière que d'habitude. J'admire les gens capables de parler de cinéma avec autant de talent, c'est d'ailleurs à cause de toi et de quelques autres que je ne le fais jamais.

Bon : je sais ce qu'il me reste à faire...je vais de ce pas visionner tous les films de Polanski que tu n'as pas évoqués dans cet article :-) Peut-être que je trouverai quelque chose à dire ;-)

Bravo, et merci.












PS : comme tu l'avais compris, je souhaite gagner le prix du plus long commentaire :)

Michel a dit…

Bravo pour ce rappel, c'est vrai que je ne les ai pas tous vus, pourtant je n'ai jamais été déçu !
Si un soir il n'y a rien à la télé...

Gaël a dit…

Gaëlle,

C'est vrai que tu parles aussi bien de cinéma que de littérature, et c'est réellement un plaisir de te lire. Surtout que pour une fois, je connais toutes les références de ton sujet. J'aime également Polanski, même si je dois avouer que je ne regarde pas ses films souvent. Il faut avouer qu'ils un effet claustrophobique assez radical! Il y a d'autres héros de Polanski qui répondent au schéma dont tu parles, comme ceux de La Jeune Fille et la mort et ceux du Couteau dans l'eau. Mais à vouloir être exhaustif, on finit par faire un catalogue, donc heureusement que tu n'as évoqué que les films les plus pertinents.
J'attend ston prochain billet avec impatience. Comme dit mon coiffeur, plus c'est long, plus c'est bon.

Livrovore a dit…

Oh, tu me fais réaliser que je ne connais pas assez Polanski !! Mais comme d'habitude tu sais donner envie... Je note dans un coin : "revisionner/visionner les films de Polanski" ;-))

Lisa a dit…

Jetez moi des pierres si vous voulez, mais je n'ai vu AUCUN film de Polanski. A ma décharge, je suis une attardée du cinéma tous réalisateurs confondus.
Je me laisserai bien tenter par Le Pianiste, néanmoins.

Lilly a dit…

Comme Livrovore et Lisa, je ne connais pas du tout. Rien qu'en lisant ton billet, j'étais toute émue, alors je n'ose même pas imaginer si je regarde les films de Poklanski...

Gaëlle a dit…

Merci Thom, non seulement tu gagnes haut la main la palme du plus long commentaire mais tu as réussi à me faire rougir. Je ne suis pas aussi à l'aise quand il s'agit de parler de cinéma, quant à la musique... !
C'est sympa de m'encourager ;-)

Bonjour Michel, ravie de rencontrer un amateur de Polanski :-D J'ai pris particulièrement plaisir à revoir Chinatown et Rosemary's baby, deux bijoux !

Gaël, je t'avoue que je n'ai pas vu "Le couteau dans l'eau" mais je vais, incessamment sous peu : j'ai le film, il ne reste plus qu'à le regarder. Sinon, pour "la Jeune fille et la mort", je n'en ai pas parlé parce que je ne retrouve pas le même schéma que dans les films que j'ai mentionnés. J'y vois plutôt une sorte de huis clos où chacun manipule l'autre, et non un individu face à un complot. Ce qui n'enlève d'ailleurs rien à la puissance de ce film ni à l'effet de malaise sur le spectateur... merci de ton commentaire en tout cas !

Livrovore, tu ne devrais pas être déçue. Dis-moi à l'occasion quels genre de films tu aimes et je suis à peu près sûre de dénicher un Polanski correspondant à tes goûts. Bises.

Lisa : t'inquiète, ma culture ciné présente aussi des lacunes... quant au Pianiste, laisse-toi tenter, tu ne le regretteras pas.

Lilly, c'est très gentil ce que tu me dis là. Je ne doute pas que tu aimerais ses films, en tout cas certains (il y en a que je n'aime pas non plus, par ex "Lunes de fiel"), et je serais curieuse de savoir ce que tu en penses ! Merci d'être passée et bonne journée.

Malice a dit…

Moi aussi j'aime bien Polanski ;-)))
Il fait vraiment parti de mes réalisateurs préférés.
J'aime énormément Tess, Cul sac, Répulsion, le pianiste, le locataire, Rosemary Baby.

yueyin a dit…

coucou Gaëlle, quel plaisir de te lire...
Une sacrée filmo ce Roman, je ne les ai pas tous vu loin de là mais j'ai quelques souvenirs émerveillés quand même (Tess en premier je suppose bien que Chinatown quand même...) J'ai beaucoup aimé ton analyse du héros selon Polanski, c'est tout à fait cela, du moins dans les films que j'ai vu qu'ils soient complètement réussis ou non - je pense à la neuvième porte notamment qui est loin d'être à la hauteur du livre même si Johnny Depp campe un Corso bluffant.

Gaël a dit…

Tout simplement parce que Johnny Depp EST bluffant!
Pardon pour l'incruste, c'était pas voulu...

thom a dit…

Raaaaaaaah, ça me fait penser à un post hilarant de l'ami Etienne (cherchez pas, le blog n'existe hélas plus) : "Johnny Depp, l'homme qui voulait à tout prix être un freak" :-)

Je le trouve hyper maniéré, dans "La 9eme Porte". Mais c'est sûr qu'à côté du jeu de sa partenaire il a l'air presque sobre :-))

Nicolas a dit…

Encore une excellente chronique, c'est vrai que tu nous as bien habitué. Si je gardais un seul film de ce réalisateur ce serait "le pianiste" un pure chef-d’œuvre qui mérite vraiment sa palme d’or. Un très beau film troublant, humain, touchant avec une histoire boulversante de réalisme.

Lise a dit…

Très bon billet, plein de savoir et de films que je n'ai pas vus :)

LE LOCATAIRE me tente bien, maintenant. Je suis sûre que ça va me faire peur, c'est malin ! :)

Gaëlle a dit…

Coucou Malice ! Je vois que tu es une vraie fan de Polanski :-D
Dans les films que tu cites, mes préférés sont "Le pianiste" et "Rosemary's baby". J'ai moins aimé "Cul de sac" mais je rajouterais à la liste "Le bal des vampires" dont le charme ne passe pas de mode, et Chinatown que je trouve d'une élégance rare. bonne journée !

Yueyin, c'est moi qui suis toujours ravie de te voir ici :))
Oui, c'est vrai que "la Neuvième Porte" n'est pas à la hauteur des meilleurs Polanski mais je l'aime bien quand même, et Johnny Deep n'y est sans doute pas étranger...

Gaël, tu es tout pardonné, surtout si c'est pour dire du bien de Johnny Deep !

Thom, tu es mauvais. Il n'est pas si maniéré que ça. Et puis ça lui va bien. Voilà.`

Nicolas, merci beaucoup ! Je suis entièrement d'accord avec toi au sujet du Pianiste. Sans doute LE film qui marquera à jamais la filmographie de Polanski. Un vrai film-testament, même si je lui souhaite de tourner encore beaucoup de chefs-d'œuvre de cette eau-là.

Lise, je suis heureuse de te voir ici ! Oui le Locataire fout la trouille, et surtout rend mal à l'aise mais il vaut le détour... Bises.

Freefounette a dit…

Superbe billet. J'aime beaucoup les films de Polanski. J'avais jamais analysé pourquoi, ben maintenant, je sais, grâce à toi.
Hier matin j'ai regardé pour la ènième fois "la neuvième porte". Là aussi un solitaire. qui sombre dans le côté obscur de la Force.
Biz

Gaëlle a dit…

Chère Free, merci pour ce commentaire qui me touche, comme d'hab devrais-je dire ;-)
Je te fais une grosse bise, merci d'être passée me lire !

Cher Inconnu, j'ai dû supprimer votre comm car vous en savez trop je crois ;-)
Thom, méchant ou pas tu es le bienvenu ici, tu le sais bien !

Freefounette a dit…

Ben je ne m'intéresse pas vraiment aux réalisateurs en fait, mais il y en a quelques uns dont les films me touchent à répétition alors je finis par savoir leurs noms.
Tim Burton, Polanski, Ridley Scott, Clint Eastwood, par exemple.(il faut donc qu'ils en aient fait quelques uns, mouarf ! Enfin Ridley Scott avec Blade Runner, argh paf de suite, l'esseption...)
re bisous !

May a dit…

Chère Gaëlle, tu me replonges direct dans la psychose des personnages ! Quel malaise avec Rosemary ! Et le locataire, j'avais complètement oublié avoir vu ce film, mais l'angoisse est remontée comme un bouchon en te lisant ! ;o)
J'ai vu Tess il y a une éternité, j'en garde un souvenir magnifique.
Le pianiste je l'ai vu enceinte, avec un bébé qui a bondit au moindre accord de piano tout au long de la projection, ce qui était assez étonnant car ça me sortait du film, c'était bizarre. Bref, ma vie mise à part ;o) , j'ai encore Chinatown à voir, me semble-t-il, et quelques autres, je le ferai riche de ton analyse pertinente si il en est !
Mille mercis de nous faire partager tes réflexions !!!

Un inconnu censuré a dit…

J'en reviens pas d'avoir été censuré... Appelez moi Anno Politovskaio ...

thom, solidaire des opprimés a dit…

Ben ouais mon Nono, et moi aussi du coup. Créons une association de résistance, qui aura un blog 100 % sans censure. On appellera ça "seul contre tous, le héros selon Thom et Anno". La classe, quoi :-)

dasola a dit…

Long billet très intéressant sur l'oeuvre de Polanski qui est capable du meilleur (Le Locataire, Répulsion, Chinatown, Rosemary's Baby) comme du pas très bon(Les Pirates, Lune de fiel, La 9ème porte (ouille, ouille, ouille). Mais bon. Personne n'est parfait. C'est quand même un grand réalisateur.

dr frankNfurter a dit…

pour débuter, je met les pieds dans le plat, je me dédouane par avance, je viens de Thom... donc hein bon, pour le bureau des réclamations, ce n'est pas moi qu'il faudra aller voir pour se plaindre ou mieux encore :p
Intéressant de faire un léger parallèle avec d'autres cinéastes sur le fond commme Lynch ou De Palma, mais c'est d'autant plus vrai sur la forme à la vision de la première partie de "Lost Highway"... où on ressent le même genre d'angoisse et de peur propre à certains films de Polanski comme "Le locataire"
Ayant une réputation à tenir, je tiens aussi à émettre une déception, et "le bal des vampires"!!! certes le film a vieilli (à la vision on doute pas qu'il soit sorti en '67 :p), mais une comédie horrifique à cette époque, c'était pour le point original, et que dire du titre US: "The Fearless Vampire Killers, or Pardon Me but Your Teeth Are in My Neck"... sans compter la présence de Sharon Tate... :)

Gaëlle a dit…

"Tim Burton, Polanski, Ridley Scott, Clint Eastwood..." Free, on peut dire que tu n'as pas choisi les moins bons! Je te reconnais bien là, hé hé... bises !

May, merci pour ce commentaire... maintenant je vais t'imaginer avec un bébé qui bondit dès que je reverrai le Pianiste. Ce n'est pas désagréable... Quant au Locataire, quel malaise comme tu dis, idem pour Rosemary, et pourtant ils me fascinent tellement que je pourrais les revoir en boucle. Je trouve qu'ils touchent la perfection, particulièrement Rosemary.J'aime infiniment Tess, moi aussi. Enfin merci May, je t'embrasse !

Cher inconnu censuré : le comité de la Pravda du Café littéraire a jugé que le contenu de votre commentaire dévoilait trop de choses sur la vie littéraire de notre auteur phare, Sergei Guailovitch.Nous sommes au regret de vous informer que la seule autre solution préconisée par le Comité était de vous faire désintégrer sur le champ. Nous vous assurons de nos meilleurs sentiments.

Thomovitch, le Comité de Censure apprécie votre sens de la solidarité avec vos camarades opprimés mais vous avez-vous même plusieurs fois échappé à la désintégration. Bonne journée;D

Dasola, merci de la visite ! Je suis entièrement d'accord sur Pirates et Lune de fiel... que je trouve éprouvant à revoir. La 9ème porte, je lui trouve un certain charme même s'il aurait pu être cent fois plus réussi.

Dr Franknfurter : pour débuter, merci de passer par ici, mais venir de chez Thom n'a jamais été une excuse pour quoique ce soit...
Ensuite, le parallèle avec Lynch et en particulier Lost Highway est très intéressant, je n'avais pas pensé à ce film mais c'est tout à fait juste. Ces deux cinéastes partagent la même virtuosité quand il s'agit de distiller l'angoisse à partir de petits rien en apparence inoffensifs. Je pense que l'angoisse leur est personnellement si familière qu'ils la travaillent à leur guise, comme une matière première.
Enfin... j'aime beaucoup aussi le Bal des Vampires, si si ! Seulement je ne pouvais pas parler de tous les films de Polanski et j'ai sélectionnés ceux qui me paraissaient le plus emblématiques de ce thème du complot. Le Bal des Vampires est une petite merveille, Sharon Tate y est tout simplement délicieuse. J'ai appris récemment que le film était d'abord sorti dans une version complètement tronquée par le producteur, au grand dam de Polanski. Tellement tronquée qu'il a fait un flop international avant que, des années plus tard, la version originale ne sorte enfin et recueille les critiques les plus enthousiastes.

Bonne journée !

Tietie007 a dit…

J'aime beaucoup Polanski, notamment Rosermary's Bady et Chinatown, mais, dernièrement, j'ai été bluffé par Le couteau dans l'eau, son premier film !

aba a dit…

Blogger abrite de belle personnalité...
heureux de vous lire...
Peut-être à bientôt....

Régis a dit…

Bonjour Gaélle,
Je découvre votre blog,très bien fait.
J'en parle ici http://fandepolanski.canalblog.com/
Rejoignez-nous sur le Groupe FANS de POLANSKI sur FACEBOOK.
Régis