4 mai 2007

Sur les terres ensorcelées de Graham Joyce

Bonjour à tous !

Enfin je suis de retour. Des semaines sans vous, c'était l'enfer aussi pour moi. Une solitude presque insoutenable. Vous m'avez beaucoup manqué. Enfin, ces messieurs les opérateurs ayant daigné me rendre une connexion, non sans me fusiller mes boîtes e-mail au passage..., je peux aujourd'hui écrire un nouveau billet !
J'ai passé ces dernières semaines en la compagnie d'un écrivain qui ne ressemble à nul autre, même si son nom semble la jonction improbable et poétique de Graham Greene et de James Joyce. J'avais entendu parler de Graham Joyce dans un article du Monde Littéraire, il y a déjà un certain temps, et je m'étais étonnée de ne l'avoir pas croisé dans une de mes pérégrinations dans les librairies, mais il faut dire qu'il est rangé dans le rayon de l'heroïc fantasy et que c'est un genre que je connais mal.
L'œuvre de Graham Joyce relève peut-être de la littérature fantastique, mais pas de celle des elfes et des trolls. Ses romans n'appartiennent au genre fantastique que parce que sa vision du monde est enchantée et qu'il écrit dans une langue poétique et sensuelle qui traduit admirablement cette vision.

Joyce dresse la carte d'un monde envoûté, où certains êtres sont les récepteurs et les mediums d'une sagesse profonde mêlée de magie. La magie fut sans doute, de tout temps, une question de point de vue et de sensibilité. Dans Les limites de l'enchantement, un médecin demande à Fern, jeune femme accusée de sorcellerie :

"Croyez-vous aux actes magiques ?"

Elle répond simplement :
— Je n'imagine pas qu'on puisse vivre sans espérer ou attendre un peu de magie dans sa vie."


Ne serions-nous pas nombreux à pouvoir reprendre ces mots à notre compte ? N'évoluons-nous pas dans un monde hyperréaliste et souvent brutal en espérant l'irrationnel des rencontres, des mutations de l'être, le miracle de l'indicible qui circule et alimente les destins individuels ?
Dans le même roman, Maman Cullen, "guérisseuse" et accoucheuse de son état, dit à sa fille adoptive :

"Quand on parle des choses, ça les tue la plupart du temps, il faut que tu le saches, Fern. Tu dois écouter."

Dans les livres de Joyce, l'ouïe est le sens privilégié des élus, ceux qui ont accès au langage secret des êtres et savent entendre au battement de cœur du foetus si l'enfant sera mâle ou femelle. La vue est trompeuse et restreinte, les visions brouillent la perception. L'écoute est primordiale, et cette écoute mobilise toute la personne. Elle vient du profond de soi. Il faut se creuser, s'ouvrir comme une conque pour accueillir les signaux de la terre et du ciel, les vibrations d'amour et d'angoisse, de la peur et du désir, de la vie et de la mort. Chez Joyce, la météo est en symbiose avec les hommes, elle exprime leurs sentiments, les déclenche, les exacerbe. Ainsi, la venue d'un orage est une apothéose attendue et redoutée, un climax émotionnel qui décharge toute la tension nerveuse et sentimentale des uns et des autres et peut se dénouer dans une accalmie ou dans le sang. Dans En attendant l'orage, un huis-clos envoûtant et menaçant réunit deux couples d'amis dans une maison de vacances en Dordogne avec leurs deux petites filles et une amie du maître de maison. L'atmosphère est électrique, grosse de toutes les tensions que portent les vacanciers. La nature qui entoure la vieille maison est fascinante et inhospitalière : un champ de maïs qui éparpille les secrets car "On ne peut rien cacher au milieu du maïs", une grotte qui attend, telle une matrice sanglante prête à engloutir ceux qui s'y engagent. Dans ce cadre qui souffle le chaud et le froid à la façon des courants atmosphériques, une petite fille médium, Jessie, que tous veulent protéger, projetant du même coup sur elle leurs souffrances, leurs hantises et leurs aspirations.



Les histoires de Graham Joyce se déroulent souvent dans les années 60, et ce n'est pas un hasard, car elles mettent en scène le conflit entre une société déterminée à éradiquer les restes de l' antique sagesse des sorcières et un courant hippie qui aimerait renouer avec cette connaissance des secrets de la nature et des êtres, sans savoir bien l'utiliser et en ignorant à quel point elle peut être dangereuse.
Car la magie fait de ceux qui y ont accès des êtres inadaptés à la société qui se modernise et entend tout classer et ranger selon son bon vouloir afin de se rassurer. Comment classer ces enfants qui ont des visions, des absences, des prémonitions ? Ces femmes qui frayent avec des fantômes et croisent des êtres mystérieux, entre le démon et l'ange ? Il est fort tentant d'envoyer tout ce monde dérangeant à l'asile et la société ne s'en prive pas. Dans Les limites de l'enchantement, c'est le sort qui guette la jeune Fern comme avant elle sa mère adoptive. Dans une scène effrayante, un notable de la petite ville de Halaton vient la menacer de l'asile :

"Il referma les doigts par-dessus les miens. De l'autre main, il m'agrippa l'oreille et me cogna la tête contre l'angle du mur derrière :
- Ecoutez, dit-il. Vous m'entendez ?

Il me cogna une deuxième fois.

— C'est le bruit de votre tête heurtant le mur d'une cellule capitonnée. Ecoutez-le encore. Vous y êtes déjà, dans cette cellule. Je ne suis pas en train de vous parler. Vous êtes déjà là-bas. Vous ne faites que vous rappeler cette scène."


En quoi cette jeune-femme dérange-t-elle tant la microsociété d'Halaton ? Comme sa mère adoptive avant elle, elle met les enfants au monde et soigne les maux physiques et émotionnels à l'aide d'herbes mystérieuses et de rituels poétiques et occultes. On lui passe commande de gâteaux de mariage dans lesquels l'ingrédient essentiel est l'amour qu'elle déverse dans la pâte. Alors oui, elle débarrasse aussi les femmes de grossesses non souhaitées, à condition qu'il soit assez tôt pour le faire, à l'aide d'une décoction qui déclenche des contractions. Ces secrets de vie et de mort sont certes effrayants mais ce qui l'est encore plus, c'est que les sorcières connaissent le nom de tous les pères qui sèment sur leur passage des enfants dont ils ne veulent pas. Et que ces pères sont des notables. Comme celui qui voudrait faire interner Fern.



Et puis surtout, ces sorcières opèrent sans intermédiaires. Elles conversent avec la lune, les courants atmosphériques, la nature leur adresse des messages directement, elles sont les médiums de forces métaphysiques que le reste du monde ne tolère qu'à condition qu'elles soient domestiquées par les prêtres et les pasteurs. Ce n'est pas tolérable, ces êtres qui n'ont pas besoin d'église pour que leur corps et leur esprit deviennent la caisse de résonnance de milliers de prières murmurées. Ce n'est pas supportable qu'elles sachent accoucher des parturientes sans le secours des hommes de science, qu'elles opèrent sans fiches de paye, sans contrôles sanitaires.
Ainsi la société s'arroge-t-elle le droit de les chasser, de les expulser, de les déclarer folles. Dans Lignes de vie, on veut interdire à la vieille sage femme Annie-les-chiffes d'exercer son art, elle qui recense les bébés qu'elle a fait naître à l'aide de marques tracées dans un cahier qu'elle appelle "son livre" et qui est l'œuvre de sa vie. Quant à Fern, elle décide de suivre une formation de sage-femme et de faire semblant d'apprendre ce qu'elle sait déjà, afin de se ménager une position sociale moins précaire, et se bat pour échapper à l'internement psychiatrique.

La folie a-t-elle partie liée avec cette magie qui prend possession de certains ? Que penser de la petite Jessie qui dans En attendant l'orage a des "absences" et des "crises" durant lesquelles il lui arrive de se cogner le front jusqu'au sang contre une poutre, ou de disparaître dans la nature ? Que penser de Cassie, la jeune héroïne de Lignes de vie, persuadée d'avoir eu un enfant avec un soldat mort lors de la nuit du bombardement de Coventry ? Ou de Fern qui lors de son "rite d'initiation" a vécu plusieurs nuits en une sans savoir lesquelles furent réelles et lesquelles fantasmées ? Ou encore de Martha Vine, mère de sept filles qui reçoit régulièrement la visite de fantômes assez polis pour frapper à sa porte ? Pour assagir Cassie la fugueuse, on l'a soumise autrefois à des électrochocs. Elle en a gardé le traumatisme :

" Tu te retrouvais attachée à mordre du caoutchouc, et tu ressentais une secousse et une roue se mettait à tourner, une roue aussi grande que les saisons de l'année, et elle libérait un vent à l'intérieur de ton âme, mais un vent qui avait des dents et qui t'arrachait une petite partie de toi, et hop, disparu, en emportant cette petite partie entre ses dents. (...) Ils ne devraient pas. Ils ne devraient pas avoir le droit d'attacher les gens, de les bâillonner et de faire tourner la grande roue. Ils ne devraient pas."

Dans En attendant l'orage, un personnage déclare à propos d'une romancière internée dans un asile:

"Bien sûr que c'était de la folie. Elle était esquintée. C'est pour ça que je l'aime tant. Les gens esquintés sont les plus beaux. Ils planent si loin au-dessus des autres. Ils tombent de plus haut. En flammes."


Il est certain que les jeunes femmes "esquintées" qui hantent les romans de Joyce sont aussi attachantes qu'incandescentes. Elles restent des étrangères pour leurs semblables, telle Chrissie l'écorchée vive dans En attendant l'orage :


"Si (Chrissie) ressemblait parfois à une petite fille qui jouait avec le soleil, elle projetait une ombre bien plus longue. Elle avait un regard tourné vers l'intérieur, comme si elle possédait des couches, des échos, inaccessibles aux autres."


Elles sont traversées d'une puissance de vie aussi féconde que dévastatrice. Leur pouvoir sexuel irradie si violemment qu'il aimante les hommes et les terrifie dans un même mouvement, jusqu'à l'impuissance. Leur magie les porte et les transcende, mais peut aussi bien les détruire. Cette ambivalence est exprimée par l'image double de ces "messagers" qui sont des anges et des démons et que Chrissie cherche et redoute à la fois. On peut aussi y voir une métaphore de cette maternité qui fait se côtoyer de si près la vie et la mort. Les sorcières sont animées d'une vie trop forte, qu'il faut manier avec précaution. Cela s'apprend, il faut beaucoup de temps pour maîtriser la violence des courants électriques qui les traversent. Dans un premier temps elles subissent, elles sont le jouet d'une forme de possession qui les soustrait au monde par instant, les rend inadaptées, peut les envoyer à l'asile. Puis, si elles survivent à cette initiation dangereuse, elles apprennent à diriger ces forces, à les apprivoiser. On ne se fait pas de souci pour la Martha de Lignes de vie ou pour Maman Cullen dans Les limites de l'enchantement : ce sont des femmes âgées animées d'une sagessse profonde et d'une bienveillance lucide. Elles savent. Elles guident. Elles s'inquiètent pour les héritiers de leur don, ceux qui sont trop jeunes pour savoir le manier. Mais tandis que Fern, la protégée de Maman Cullen, est en bien fâcheuse posture, Frank, le petit héros de Lignes de vie, trouve en lui-même bien des ressources pour s'expliquer les bizarreries de son existence, lui qui est élevé tour à tour par ses sept tantes et passe de foyer en foyer, et le pourquoi des voix et des visions qui l'envahissent. Ce qui fera dire à sa grand-mère Martha :


"Tu es plus malin que nous, Frank, n'est-ce pas ? Et tu sais pourquoi ? Parce que tu sais que tu n'es pas forcé de les écouter si tu n'en as pas envie, hein, Frank ? (...) Pas comme ta mère et moi. Tiraillées de tous les côtés quand ils essaient d'attirer notre attention. Mais pas toi. Tu choisis lesquels tu veux écouter, hein, Frank ?"




La Chrissie d' En attendant l'orage, elle, a rencontré un "ange" en la personne de Matt, un jeune homme qui veille sur elle autant qu'elle sur lui. L'amour a pour eux le visage d'une double rédemption, laquelle n'est jamais acquise, tant ils sont soumis à des turbulences. Quant à Fern, elle trouve en elle des ressources insoupçonnées, venues tant de son "héritage" que de ses amis de chair et d'os, une communauté de hippies prêts à la défendre contre les forces régulatrices de la société pour sauvegarder, à travers elle, un peu de cette magie en train de disparaître dans le désenchantement du monde. Il est déjà trop tard et Maman Cullen sera morte avant d'avoir tout transmis à sa protégée, mais comme le dit Fern, "Ce qui se trouve dans notre tête, personne ne peut nous le reprendre."

Dans le monde de Graham Joyce, la magie ressemble à une boule de feu qu'il est périlleux d'accueillir en soi sans y être préparé. Mais si elle semble un cadeau vénéneux, elle n'en est pas moins précieuse. Elle fait de vous le lien vibrant entre le monde et les hommes. Elle vous murmure des secrets de vie et de mort. Elle vous donne accès aux arrières-pensées, au lac troublé d'appréhensions et de rêves qui miroitent sombrement en chacun de nous.

Je vous invite donc à pénétrer à votre tour ces terres enchantées, et je vous prédis que vous serez envoûtés comme moi, charmés par ce romancier jeteur de sorts, mal à l'aise et touchés au cœur. Il y a quelque chose du conte de fées déposé dans ces romans : des poignées de cheveux d'or et des incantations, des influences machiavéliques et des gateaux pleins d'amour. Alors, tentés ?

Je vais laisser le mot de la fin à Fern :

"Les paroles de Maman me revinrent à l'esprit. Elle disait qu'il faut regarder au-delà de ce qui nous blesse. Ecouter les bruits au-delà des bruits. Et qu'au bout du compte, la douleur finit toujours par s'en aller, et seule reste alors la beauté."


A bientôt !

34 commentaires:

Clarabel a dit…

Ouah ! Merci de saluer ce retour (quasi inespéré) avec un grand cri d'amour ! ça fait trèèès envie !
Je ne lis que du bien de Graham Joyce, et pourtant j'hésite toujours. Mais je ne peux qu'aimer, pourtant. Alors ?
Faut se lancer !
Mon petit doigt me dit que je ne vais pas regretter ... :)
Bon retour, Gaelle !

thom a dit…

Pareil que Clara...!

Ce nouveau Joyce me semble méconnu et particulièrement attirant. Il faut dire que présenté par toi, avec toujours autant de talent dans le verbe et dans l'analyse, c'est difficile de résister...

Welcome back, Gaëlle.

Anonyme a dit…

Te voilà de retour! ;-)
Je n'ai lu que Lignes de vie de Graham Joyce, mais j'ai apprécié son style délicat, nuancé, sa façon de jouer avec l'étrange, comme s'il nous suspendait à ses mots tout en nous caressant.
Tu me donnes envie d'en lire d'autres.
Bisous.
Nath la Flam

Livrovore a dit…

Ca fait du bien de te relire ;-)
Surtout avec un billet aussi enthousiasmant ! Tu me donnes très envie de découvrir cet auteur que je ne connais pas encore.

May a dit…

On avait lu le même article, et je n'ai pas encore investi dans ce livre qui, si tu dis qu'en plus il est bien écrit, me fait vraiment les yeux doux.
Je crois qu'un peu de mystère, de surnaturel et de sorcellerie ne me feront pas de mal en ce moment.
C'est vraiment étonnant de voir comment un homme peut écrire sur les femmes, à te lire il semble ne effet que ce sont principalement les femmes qui sont dotées de ces dons.
Allez, je te relis pour tout bien intégrer, mille mercis pour l'échappée envoûtante, il était temps que tu reviennes !

yueyin a dit…

joyeux retour Gaelle ! Quel plaisir de te relire et d'être à nouveau tentée bien sûr par tes critiques. JE viens de trouver enfin l'aliéniste et me voilà donc partie à la recherche d'un livre de Graham Joyce (presque) toute affaire cessante.
Je suis touchée par ce que tu dis des enchanteresses,la peur de la magie du monde est toujours liée, me semble-t-il, à la peur de la féminité, ou disons au besoin de la garder sous contrôle... c'est intéressant que ce soit un auteur masculin qui en parle si bien :-)

Gaëlle a dit…

Clara : je pense que tu seras fascinée par cet auteur. Son univers est extrêmemement original et particulier, je ne connais rien de pareil. Presse Pocket avait édité au moins 6 de romans de lui il y a des années, dont "Sorcière, ma sœur" ou "Indigo" mais ils sont difficiles à trouver aujourd'hui, et c'est dommage car il y en avaient de très bons. Cela dit je vais tenter de me les procurer :-))
Sinon, je suis très heureuse de vous retrouver moi aussi, j'ai trouvé le temps long sans vous !

Thom : Méconnu, oui, probablement, mais un auteur qui mérite toute l'attention tant son œuvre est riche et dense. Si tu le lis en V.O, tu me diras ce que donne son style que j'ai savouré avec bonheur en français !

Coucou, Flam ! "comme s'il nous suspendait à ses mots en nous caressant" : c'est tout à fait ça. J'ai passé trois romans en état de fascination, séduite, choquée parfois, enchantée... Je te conseille "En attendant l'orage", le plus vénéneux. "Les limites de l'enchantement" est très bien aussi, centré sur le pouvoir féminin. Bises !

eeguab a dit…

Bonjour et content de te relire d'autant plus que j'ignore tout de ce Graham Joyce.

Mr. Kiki a dit…

Bonjour Madame Gaëlle,
Comment ne pas être tenté après un si bel exposé. Vous avez l'art de nous mettre en appétit... Je garde cet auteur au chaud dans un coin de ma tête. (Oui, je n'en suis pas encore aux listes sur papier. Et puis je suis tellement en retard au niveau lecture qu'il me faudrait remplir un bouquin aussi épais qu'un annuaire téléphonique.)
A bientôt.

Wictoria a dit…

Je note l'auteur que je n'ai jamais lu. Tout a l'air comme j'aime, alors..reste à avancer dans ma PAL !

Bon retour dans ton café qui sent si bon :)

Gaëlle a dit…

Livro, je pense que cet auteur mérite le détour et la découverte. Sinon tout le plaisir est pour moi, je suis ravie d'être de retour dans mes pénates !

May : je me souviens qu'on avait lu le même article :-)) Je suis sûre que dans le moment que tu vis, les thèmes développés par Joyce, notamment dans "Lignes de vie" ou "Les limites de l'enchantement", te séduiront et te toucheront... Sinon c'est vrai que je parle surtout des femmes dans mon billet, parce qu'il est rare de trouver un romancier capable de traiter ces thèmes avec autant de profondeur et de justesse, mais on trouve aussi dans "Lignes de vie" un petit garçon qui a le "don", et dans d'autres romans de Joyce (ceux sortis en Pocket que je n'ai pu lire) il y a aussi des hommes, apparemment, qui font partie des "initiés" à cette magie.
Bises et porte-toi bien :-))

Yueyin : mon retour est d'autant plus joyeux que la vie me paraissait morne sans vous !
Tu vas te régaler avec l'Aliéniste.
Quant à Joyce, oui, je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis sur la peur de la magie qui est liée à la peur de la féminité. C'est très net dans ces romans et très troublant et émouvant, osons le mot, de voir un homme choisir ces sujets et ne pas avoir peur de les explorer avec délicatesse. Comme quoi il y a des romanciers qui savent entrer avec talent dans la psyché des femmes. C'est réconfortant :-)))

Eeguab : contente de te revoir ici aussi ! J'ai perdu toutes mes boîtes email dans ma bataille informatique mais je vais tâcher de récupérer mes adresses et de rattraper mon courrier en retard, mais d'ores et déjà... MERCI.

M.Kiki : Bonjour ! J'ai crû comprendre que vous alliez vous mettre à Japrisot, je vous envie de pouvoir découvrir tous ces romans... Sinon j'ai lu chez vous un bon article sur les élections, je vais le relire dès demain, quand j'aurai bu jusqu'à la lie le calice électoral de ce soir ;-) A bientôt, donc.

Wictoria : très heureuse de te revoir ! Il y a bien longtemps que je n'ai pu aller lire ta prose, je m'en vais rattraper ça bientôt :-)
En ce qui te concerne je pense que Graham Joyce et toi êtes faits pour vous rencontrer. Je t'embrasse.

Doune a dit…

ça y est, je suis appâtée! Surtout que je ne connais pas... merci Gaëlle :)

PS: Ouhhh, que je suis contente que tu sois revenue nous en mettre plein les mirettes avec tes billets... et tu t'es faite une nouvelle fan avec une copine qui a lu ton roman et qui a adoré! au point de trouver "Ensemble, c'est tout", fade en comparaison :))

Gaëlle a dit…

Doune : je suis flattée dis donc ! Allez, va, je me contenterais d'un vingtième du lectorat d'Anna Gavalda ;-)
Sinon, toi qui aimes Carlo Somoza je suis curieuse de connaître ton avis de lectrice sur Graham Joyce...
Grosses bises !

Freefounette a dit…

Je ne connais pas du tout, et comme d'hab, tu donnes sacrément envie... Depuis que je te connais, avec quelques autres, ma PAL grandit de façon exponentielle ! dur dur !
Nan je rikole, chu super contente de te retrouver, et dans un superbe billet en plus !
bisouuuuuuuuuuuuuuuus

tamara a dit…

Quel bel article pour un retour empreint de magie ! Bien que je ne sois pas particulièrement fan de fantasy, j'ai lu "En attendant l'orage" avec beaucoup de plaisir... Mais c'est un univers très étrange, où l'atmosphère fait le roman. Un auteur à découvrir, comme tu dis.

La Trollette a dit…

Dites Madame Gaëlle... vous ne seriez pas un peu sorcière aussi dans votre genre?
Je suis à chaque fois envoûtées par tes articles et je jure que je n'en rajoute pas!
Ouh que me voilà titillée, guilitée, grat-grattée par l'envie furieuse de courir chez mon libraire et fouiller le rayon fantastique pour trouver du Graham Joyce!
Ce que tu dis de cet auteur et de ses propos... ça me va droit au coeur et même au-delà...
Faut que je finisse ma PAL en cours, VIIIIIIIIIIIIIITE !

(trop contente que tu sois revenue!)

Bizzzzzzz

Lamousmé a dit…

Et bien je vois que pendant mon absence...d'autre s'absente aussi!!!! :o) (tant mieux j'aurais moins de lecture à rattraper!!!)
en plus les livre de ce monsieur sont sur ma pal depuis très longtemps...y'a pu qu'à!!!!

thom a dit…

Bah oui Trolette ! Gaëlle est un genre de sorcière des mots, du genre qui vous envoûte, que ce soit dans un roman ou dans un billet sur le Café...je crois qu'il n'y a pas une seule fois où j'ai résisté à l'envoûtement et où je n'ai pas fini par acheter un livre évoqué dans ses pages. Ah si : "La Rose Pourpre & Le Lys" ;) Finalement je suis un résistant :-)

Lily a dit…

quel plaisir de te relire Gaëlle !!
Je ne connais pas encore Graham Joyce, mais je vais commander un de ses livres aussitôt. C'est une urgence !!

Florinette a dit…

Quel plaisir de te retrouver Gaëlle !!! tes jolis billets me manquaient. Tes notes m'ont éclairée au sujet de cet auteur, j'étais toujours réticente devant ses livres, maintenant je ne le serais plus du tout ! Merci ! ;-)

Gaëlle a dit…

Free : contente de te retrouver aussi ! La moto va bien ? :-))
Désolée pour ta PAL, la mienne souffre aussi beaucoup de la fréquentation des autres blogueurs littéraires, sans parler des conseils de lecture de Doune...
Bises !

Tamara : bonjour ! "un univers très étrange où l'athmosphère fait le roman" : je suis bien d'accord avec toi. C'est très net dans "En attendant l'orage", j'ai trouvé ce roman absolument fascinant et dérangeant. Merci de ta visite :-)))

Coucou Ma Trollette ! Un peu sorcière ? Ma foi, j'aimerais bien... j'ai beaucoup de tendresse pour les sorcières, et je pense qu'on a toutes en nous quelque chose de la sorcière :-D
Tant mieux si ta curiosité a été piquée par Graham Joyce, il le mérite amplement. Bizzzz !

Ah, Lamousmé, je suis contente que tu sois aussi de retour :)
Tu me manquais et j'étais sur le point de t'écrire pour te prier de revenir !

Je vais prendre le temps de lire le long poème de mon cher Apollinaire. Je me réjouis de te retrouver.

Thom, mes pouvoirs de sorcière doivent être assez modestes si tu n'as pas encore lu "la Rose pourpre" ! :-(
Il faut que je m'exerce un peu, du coup : tu crois qu'Harry Potter, maintenant qu'il est grand, donne des cours particuliers ?

Lily : le plaisir des retrouvailles est partagé, je peux te le dire :-))
Je vais d'ailleurs de ce pas aller lire tes derniers articles !

Florinette : ravie de te retrouver aussi !!
J'espère que Graham Joyce te séduira autant que moi :-))

nicolas a dit…

Je suis content de te retrouver, c'est un plaisir de lire tes excellentes critiques. Pour tout amateur d’ambiance fantastique qui aime les personnages bien travaillés, les romans de Graham JOYCE sont en effet un pure bonheur. Tu m'as redonné envie de relire cet auteur, c'est une très bonne habitude que j'ai prise en venant sur ton blog.

Alhya a dit…

oui, comme les autres je suis charmée! encore un auteur que tu me fais découvrir,sauf que j'ai plus de chance que les autres car je bénéficie de ce privilège depuis l'enfance! mais j'en profite moi aussi pour te fêter un joyeux BLOG ANNIVERSAIRE! car même si tu ne l'as pas souligné, un an déjà...!!! et qu'il a grandit et embelli ce café littéraire en un an!

Gaëlle a dit…

Merci Nicolas ! Ça ne m'étonne pas que tu aimes Graham Joyce : en as-tu lu certains qui étaient sortis chez presse Pocket ?

Alhya : je te les prête quand tu veux, les graham Joyce :-))
Sinon merci pour l'anniversaire, en fait je marquerai l'occasion dans pas longtemps avec un roman que je suis en train de lire. C'est vrai que nos blogs ont fêté leurs un an à peu près en même temps !

nicolas a dit…

oui, j'ai lu "l'intercepteur de cauchemars" chez presse pocket il y a déjà un petit moment. Ce roman est un très beau voyage initiatique à la fois effrayant, drôle et nostalgique.

Loupiote a dit…

Tu reviens en force, dis-moi. Pour mon plus grand bonheur. Il en me reste plus qu'à découvrir Graham Joyce.

Freefounette a dit…

La moto va bien on va allègrement vers nos 600 kms ensemble, les leçons de l'homamoi sont fructueuses et je commence à y prendre vraiment un grand plaisir. Comme j'écris, aussi, (en ce moment je suis très concentrée sur ce que j'écris pour mon blog, et j'ai aussi une nouvelle pour un AT en cours), il ne me reste plus que peu de temps pour lire TOUS CES LIVRES QUE J'AI ENVIE DE LIRE MERCI GAELLE MERCI !
MDRRRRRRRRRRR !

En plus celui que j'ai choisi à la bibal, un Kate Atkinson, m'endort. J'aime pas du tout. Je vais aller le changer et voir si yaurait pas du Graham Joyce par hasard...
;o))))

gros bisouuuuuuuuus !

Titi a dit…

Je ne connais pas du tout ce Joyce là mais je sens que cette situation ne va pas durer... Merci Gaëlle.

anjelica a dit…

je ne connais pas cet auteur.
Alors juste un bonjour en passant !

nath a dit…

tiens... je m'étais fais une opinion bien hâtive et surement fausse au sujet de cet auteur, et c'est vrai que je ne suis jamais allée vers ces lectures... un billet de toi et me voilà déjà persuadée d'avoir eu un apriori trop rapide et surtout erroné !!! j'ai déjà envie de me ruer vers la librairie.. alors.. par lequel commencer !???
contente que tu sois revenue.. toi aussi tu nous manquais !!

Anonyme a dit…

Que serions nous sans le secours de ce qui n'existe pas?
Ca me rappelle le sorcier yaqui de Castaneda que j'aurais bien voulu rejoindre dans ses voyages.
Comme je ne déguste que les champignons que je cueille dans mes forets familieres je n'ai jamais pu accéder à la possibilité d'etre à la fois ici et ailleurs.
Enfin j'ai quand meme préfèré Carlos C à Paolo C.
Parfois entre la vie et la mort ou l'inverse on peut se laisser aller à la tentation à l'esperance de la magie.
Surtout quand notre mère (qui est folle comme toutes les mères)n'est plus là pour nous dire de gros mensonges que l'on veut bien croire pour lui faire plaisir.
Quand je pense à elle je retrouve sa beauté mais aussi la douleur de l'absence.Et elle n'est pas la seule à me manquer et c'est pareil.
La beauté plus tard sans la douleur désolé mais j'ai de la peine à croire et pourtant je fais mon possible.Vraiment.

thom a dit…

J'ai omis une question d'importance : sur les trois titres que tu as étudié ici, y en a t'il un que tu préconises plus que les autres ?

Gaëlle a dit…

Nicolas, justement j'ai très envie de lire "l'intercepteur de cauchemars"!

Merci Loupiote ! Attention, trop de compliments et je risque d'avoir des problèmes de chevilles qui enflent. Déjà que j'ai grossi, alors que la période du maillot de bain approche...;-))

Free, félicitations ! Je vois que ton idylle avec ta moto se porte bien et quant à l'écriture, je te souhaite de te faire plaisir et de faire un aussi beau voyage que celui que tu fais avec ta moto. Bises !

Bonjour Titi, ravie de t'accueillir ici ! J'espère que Joyce te fascinera autant qu'il me fascine.

Anjelica : merci !! C'est sympa de passer dire bonjour ! Passe une très bonne journée toi aussi :-))

Ma chère Nath, je ne sais lequel te conseiller pour commencer : "En attendant l'orage" est le plus vénéneux, "Lignes de vie" est peut-être un bon début puisqu'il contient en germe tous les aspects les plus complexes : tout se noue et se dénoue autour d'un petit garçon qui est élevé tour à tour par toutes ses tantes. Peut-être que je te conseillerais celui-ci !
Je t'embrasse :-)

Cher Anonyme, merci pour ce commentaire très profond ! Je suis une mère folle moi aussi, et je pense que la beauté peut survivre à la douleur, oui. Je pense que la beauté existe aussi malgré la douleur, de même que la vie. Mais aussi que c'est un sacré challenge d'arriver à la voir quand on est DANS la douleur.

Thom, toi qui aimes Ian Mc Ewan, je te conseillerais peut-être "En attendant l'orage". Sinon, si tu me demandes celui que je préconise, j'aurais tendance à conseiller "Lignes de vie" pour commencer.

disa a dit…

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