Chers lecteurs,
Vous qui continuez patiemment, avec dévouement, à jeter un œil ici de temps à autre pour vérifier s'il y a de la lumière... je tenais à vous rassurer :
Non, ce blog n'est pas mort. Il était juste en léthargie. Comme la Belle au Bois Dormant. Une quenouille éditoriale l'avait piqué à l'annulaire gauche, et il s'était assoupi, attendant une métamorphose, épuisé, au fond de son bois de ronces...
On a attendu longtemps le baiser salvateur... finalement, plusieurs se sont dévouées, des filles, il faut bien le dire ! Mais bon, ça a marché. Merci à vous !
Bon évidemment, ici, tout est encore un peu engourdi, on s'étire, on baille, on écarte les rideaux, il fait froid, c'est l'hiver, rien de très engageant, mais enfin, on ne choisit pas son moment pour renaître. C'est ainsi.

Donc, durant ma léthargie éditoriale, pendant que la fée Carabosse pensait m'avoir muselée une bonne fois, tout ça parce que mes parents n'avaient pas invité cette rabat-joie à mon baptême, je songeais. J'avais tout le temps, me direz-vous. Des journées entières les yeux clos, à attendre un baiser... Donc, je songeais, par exemple, que les princes se font rares, de nos jours. Peut-être parce que ces messieurs n'ont pas l'oreille si fine qu'autrefois, ils n'entendent plus le tintement de clochette des fées, le murmure de la forêt, le secret des sources. Moi, j'ai gardé toute mon ouïe, depuis l'enfance. Elle est aiguisée, elle surprend les pas feutrés dans la neige, le bruissement d'aile d'une chouette qui s'éveille.
Et par exemple, je sais le pouvoir des images. Je sais que leur ensorcellement ne dépend que très peu de leur compréhension. Que le pouvoir des mots est bien plus puissant que leur simple entendement.

Par exemple, si je vous lis ceci:
"Les obus miaulaient un amour à mourir
Un amour qui se meurt est plus doux que les autres
Ton souffle nage au fleuve où le sang va tarir
Les obus miaulaient
Entends chanter les nôtres
Pourpre amour salué par ceux qui vont périr",
Avez-vous besoin de comprendre le sens de chaque image pour être bousculé par la force d'Apollinaire ?
Je ne crois pas. Je crois que les images parlent à la partie de nous qui est immergée, à celle qui nous procure nos plus fortes joies et nos plus grandes peines, nos sentiments de malaise, notre ivresse, notre angoisse. Et peu importe dans quel ordre les mots s'assemblent ou frayent ensemble, du moment que leur union est féconde.
Lorsque j'étais une toute petite fille, 3, 4 ans à peine, ma mère me lisait les "
Contes de la Reine Mab", très ancien livre de Jérôme Doucet qu'avait lu, enfant, ma grand-mère. Un grimoire magique dont je ne comprenais pas tous les mots, ce qui, plus que tout, me le rendait fascinant. On y contait l'histoire de douze filles de la reine Mab, douze princesses remplies de défauts, insouciantes, insolentes, vantardes, égoïstes, qui affrontaient une terrible épreuve et, en triomphant, devenaient des jeunes femmes aguerries et capables d'aimer. Ce livre avait été écrit pour des enfants plus savants ou plus vieux que je ne l'étais, dans un langage complexe et poétique, et sans doute est-il resté, pour cette raison, mon préféré. En voici un extrait :
"La chaise de poste où la petite princesse Lise, quatrième fille de la Reine Mab, se pelotonnait à côté de sa nourrice, suivie de la grosse berline où les bagages s'entassaient, arriva vers le soir, un soir de pleine lune, à Fontarabie, sur le bord de l'Océan. Lise sauta aussitôt du véhicule, et voulut voir l'immensité étoilée du ciel, l'immensité énorme de la mer.
Sa bonne nourrice la suivit :
"N'approchez pas trop, la vague est perfide, dit-elle ; la mer est profonde, et qui y tombe ne revient pas ; les gros requins aux dents crochues en font leur proie et leur régal."
Lise, sans répondre, sans écouter, du haut de la roche à pic s'extasiait ; en cadence, avec des chocs sourds, les lourdes vagues éclabousseuses venaient s'effondrer à ses pieds ; au-dessus d'elle, scintillantes, innombrables les étoiles brillaient au ciel. Lise ne pouvait se lasser de les regarder."
[...] Soudain, elle poussa un cri. Une étoile du ciel s'était détachée, au galop, dans un sillon de feu ; traversant le sombre azur, elle alla s'abîmer à l'horizon dans les profondeurs de l'Océan.
Lise sentit une tristesse. Une belle étoile était éteinte, disparue, noyée !"Lise ira, naturellement, chercher l'étoile, et de là découleront tous ses malheurs, et son bonheur.
Je n'ai jamais su vraiment où était Fontarabie, ni cherché à savoir, tant ce mot est resté magique et évocateur. J'aurais eu peur de le déparer, de le rendre petit et commun, en en faisant un lieu, un lieu deshabillé, qui existe sur une carte. J'ai toujours senti la perfidie de la vague, et l'étoile tombée des cieux a laissé une trace brûlante dans mes rêves.
Nuit après nuit, je me suis endormie en descendant d'une chaise de poste, que j'imaginais probablement telle une vieille chaise tirée par un cheval, une nuit de pleine lune, à Fontarabie.
Il n'est pas besoin de tout comprendre pour être ensorcellé, bien au contraire. Si l'on comprend tout, il n'y pas d'envol, d'excitation, on ne grimpe pas à l'assaut des nuages. On fait du sur place, on piaffe, on s'ennuie.
La fée Carabosse, naturellement, n'admettrait rien de tout cela. Elle est très bornée, pour une fée. Il lui faut tout comprendre, elle ne supporte pas de ne pouvoir retenir la fumée entre ses doigts crochus, ou que les moineaux passent à travers les grilles de son palais. Elle pense que tout doit être démonté, éventré comme un mécanisme d'horloge, un oiseau encore chaud.
Mais heureusement pour moi, pendant que j'étais plongée dans mon sommeil hypnotique, une troupe d'enchanteurs m'a rendu visite...
Ils arrivaient d'un temps révolu, ils étaient fiévreux, mélancoliques, un peu fous, et je les ai tout de suite aimés.

Mon préféré avait des yeux de hibou, il rêvait les yeux ouverts, et sa main frémissait sous sa dictée:
"Il rêvait les yeux clos au coin de la portière,
Tandis qu'au long des rails se couchaient les forêts,
Tandis que les sillons tracés drois dans la terre,
Comme une roue immense rayonnaient." Il s'appelait Robert Desnos. Il aimait Paris, le quartier de la Boucherie, le quartier Saint Merri, le petit jour et la nuit profonde.
Il m'a murmuré pour me consoler :
"Va, poursuis ton chemin, il n'est plus de frontières,
Plus de douanes, plus de gendarmes, plus de prisons.
Tu es libre et tu ris et tu parcours la terre
Et tu passes, devant les détectives, sans un frisson."La liberté, j'en rêvais, justement, dans ma prison de ronces...
Et puis il me laissa ces quelques mots au creux de l'oreille, juste avant de partir :
"Au coin des rues Saint-Martin et de la Verrerie
Une plume flottait à ras du trottoir
Avec de vieux papiers chassés par le vent.
Un chant d'oiseau s'éleva square des Innocents.
Un autre retentit à la Tour Saint-Jacques.
Il y eut un autre cri rue Saint-Bon
Et l'étrange nuit s'effilocha sur Paris."Je ne connaissais pas ces noms, ces rue, cette ville, et soudain je les voyais, j'en humais la trace, je m'y égarais à plaisir. Je sus que je ne l'oublierais jamais. Mes rêves se nacrèrent au contact des siens.
Il me présenta ses amis. Il y en avait un autre qui parlait à merveille, l'écouter me rendait distraite, je sentais l'amour me couler dans les veines :
"Il faut que tu te voies mourir
Pour savoir que tu vis encore
La mer est si haute et ton cœur bien bas
Fils de la terre mangeur de fleurs fruits de la cendre
Dans ta poitrine les ténèbres pour toujours couvrent
le ciel
Soleil lâche la corde les murs ne dansent plus
Soleil laisse aux oiseaux des voies impénétrables." Celui-ci s'appelait Paul. Paul Eluard. Quand il s'en alla, je me sentis mourir, mais je savais grâce à lui que c'était un passage obligé pour naître à moi-même. Alors, prenant mon élan, je traversai ce mur de glace et me retrouvai brûlante de l'autre côté. Des ailes m'avaient poussé dans le dos, et j'avais hâte d'en éprouver la souplesse.
Seulement, le baiser ne venait point et Carabosse me tenait dans ses chaînes, elle m'avait vissée au sol pour que je sois sourde à l'euphorie de mon corps qui ne rêvait plus que de courir.
Alors, le chef des visiteurs parla à son tour. Son timbre de voix était grave, c'était un homme important. Il avait créé un mouvement de rebellion contre toutes les Carabosse de cette terre. Il l'appelait
Surréalisme. Il m'expliqua comment je pouvais délier moi-même ce qui m'enchaînait : en rêvant assez fort pour que mes rêves se changent en mots qui traverseraient la forêt et iraient enserrer le cœur d'un prince...
Et il en profita, car c'était un pédagogue, pour m'expliquer pourquoi Carabosse ne comprendrait jamais rien au pouvoir des images:
"Il en va des images surréalistes comme de ces images de l'opium que l'homme n'évoque plus, mais qui "s'offrent à lui, spontanément, despotiquement. Il ne peut pas les congédier ; car la volonté n'a plus de force et ne gouverne plus les facultés." Il ajouta que Baudelaire l'avait formulé avant lui.
Je compris que ce qui comptait, c'était le surgissement des images, et que s'il semblait anarchique, ce n'était qu'en apparence. Parce qu'en réalité, il tissait en chacun une trame très intime qui embrassait ses plaies vives pour en faire un être neuf, semblable à une flammèche que le vent emporte. Il fallait lâcher prise, ce que Carabosse, cette chère rationnaliste, ne comprendrait jamais. Il fallait s'abandonner, et accepter qu'en lisant une histoire, plusieurs voix, en nous, soient ensemble à l'écoute. Pendant que la raison saisissait le fil de l'histoire, à d'autres niveaux, les images permettaient l'ouverture d'autres mondes, bien plus fascinants à pénétrer.
André Breton, mon dernier visiteur, précisa ensuite sa pensée : dans une image, on rapprochait deux termes, en apparence étrangers l'un à l'autre:
"Il est faux, selon moi, de prétendre que "l'esprit a saisi les rapports" des deux réalités en présence. Il n'a, pour commencer, rien saisi consciemment. C'est du rapprochement en quelque sorte fortuit des deux termes qu'a jailli une lumière particulière, lumière de l'image, à laquelle nous nous montrons infiniment sensibles. La valeur de l'image dépend de la beauté de l'étincelle obtenue." Deux mots qu'on heurte produisaient donc une étincelle, un feu d'artifices, dans la tête du lecteur, et plus son intensité était forte, plus elle était dure à expliquer... j'étais fascinée. Je sentis que je ne serais jamais plus la même, et que plus jamais je ne pourrais me passer de cette étincelle.
André Breton me quitta fort satisfait. Il m'expliqua que si Carabosse me traitait de folle, il ne faudrait pas s'en alarmer, car les fous arpentent des couloirs où les étincelles éclairent chacun de leurs pas.

Et que les poètes étaient tous un peu fous, eux qui prétendaient que le monde ne peut se déchiffrer avec la grille de la terne logique, mais qu'il faut mêler ensemble toutes les couleurs, toutes les formes, toutes les saveurs, les parfums, en une danse qui devient le chant magnifié de ce qu'on a devant les yeux.

A ce point de ma métamorphose, il me suffisait de m'éveiller. Alors, de charmantes demoiselles sont venues frapper à ma porte, m'interpeller, m'envoyer des baisers à travers les ronces.
Et me voilà, encore un peu gauche d'avoir sommeillé si longtemps. Merci à vous, visiteuses fidèles, car j'étais fatiguée de dormir.

Bien sûr, Carabosse est furieuse. Fulminant ainsi, dans la nuit glaciale, elle me rappelle une autre fée mauvaise, celle qui ensorcella la petite princesse Minne, aînée des filles de la reine Mab: la fée des frimas...
Très joyeux Noël à tous, et belles étincelles !

PS : Et merci à ces autres magiciens, Chirico, Max Ernst et Magritte, qui m'ont démontré de manière éblouissante que l'étincelle éclabousse aussi les toiles...
Gaëlle
Superbe article chère Gaëlle, n'en déplaise à Carabosse et à tous ses sbires...
(si : ce que je dis a un sens, je vous assure, c'était pour vous donner un autre exemple d'image)
Merci, merci... Les sbires de Carabosse, tu veux dire les orques du palais ?
Gros bisous
Lisa : merci de ta fidélité et pardon de mon abandon, infiniment regretté ! Apaisée, carrément ?
Bon réveil en douceur :)
Lisa : je ne savais pas que tu bossais dans le chocolat ! Le chocolat, un de mes péchés mignons, ce qui ne fait pas de moi quelqu'un de particulièrement original, j'en conviens... oui c'est vrai que tu dois être épuisée !
Heureuse de t'offrir une petite pause bien méritée, alors... bises.
Miss trop : Bienvenue et merci infiniment de sortir ainsi de ton silence, c'est trop gentil !
Voilà qui m'aide à me réveiller, tiens :) A bientôt j'espère, et bon Noël !
Je suis bien persuadée que tu ne peux que tu reconnaître dans ce que les poètes pensent des images, parce que les tiennes font naître en moi de très puissantes images qui ne peuvent résulter que d'une étincelle !
A très bientôt et très joyeux Noël à toi...
Je suis étonnée que l'on trouve ce billet léger, même si la légèreté est l'une des qualités fondamentales de l'esprit, car les images peuvent aussi dire le tragique dans l'âme de celui qui les produit. L'image est par nature plus violente que le concept, qui aseptise. La raison est toujours rassurante, même quand elle parle du pire, quand l'image peut foudroyer sans mot dire.
Ton billet est très beau. Je l'aime. Je l'admire.
Je me sens en harmonie avec ton propos, profondément. D'une manière telle qu'il ne m'est pas possible de l'exprimer. Ce brasier d'images que tu mets en scène m'exalte.
J'ai envie de te répondre avec un petit billet chez moi. Je le ferai aujourd'hui ou demain.
Merci Gaëlle pour cette symphonie, pour ton talent et ta grâce.
Je suis d'accord avec toi, mon billet n'est léger qu'en apparence, parce qu'il défend certaines choses aujourd'hui menacées : le fait que le lecteur n'a pas besoin de TOUT comprendre, au contraire, pour aimer un texte, en être transporté, exalté, comme tu l'écris si bien.
Que sans les images, et des images elliptiques, une histoire perd de sa saveur, devient un mille-feuilles qui n'a plus qu'une feuille et s'y accroche pitoyablement.
En réalité, ce billet, j'en avais besoin pour me régénérer, revenir, comme je le dis, à mes "premières amours" : celles qui m'ont donné envie d'écrire, il y a longtemps. Je les relis et je retrouve intacte ma conviction qu'il faut faire confiance aux lecteurs, et que leur imaginaire est aussi large que le monde. Que le plus beau est sous la surface, et que ce sont ces profondeurs qu'il faut atteindre, grâce aux mots non prononcés, à ce qui danse entre les mots. Expliquer tout brise le charme, et un romancier ne veut surtout pas faire ça, ce serait suicidaire. Il doit vouloir que ses images en fassent naître une multitude d'autres, propres à chaque lecteur, et qu'elle demeurent, et fleurissent en gerbes d'étincelles.
Merci de ton passage et de ton commentaire, ma chère Holly.
Oui, tu as raison, je devrais m'accorder un max de siestes...
Merci à toi d'être passée par là, et très joyeuses fêtes !
Holly, j'ai lu ton billet retour, et je te rends ton compliment. Au centuple...
Passe de bonne fêtes !!! grosses bises
"Mon Art est le jeu de cache-cache
Entre les sourires illuminants de mon âme
Et le flot de larmes de mon cœur."
Sri Chinmoy
Bisous, très bonnes fêtes !
Je te souhaite de très belles fêtes ...
Merci de ton passage et de ton poème, et très joyeuses fêtes à toi. Grosses bises.
Clara, j'allais justement chez toi, j'ai beaucoup de retard car ça fait 1 mois que je suis en transit entre la maison d'édition et chez moi et je n'ai pas touché terre...
Je te remercie de tout cœur, et bien sûr je te souhaite de douces et belles fêtes...
Bisous
Bizzzzzzzzzz
A bientôt
Bon Noël à ta puce !
A très bientôt ma Trollette, bon ménage, bonnes fêtes et reviens-nous vite !! Bizzzz !
Le grammairien fou : ravie que vous soyez enfin content !
Clarabel : tu es trop gentille ! Je te souhaite une très belle année et un Noël magique, et pour mon "bébé", la naissance n'est pas programmée avant mars...
Loupiote : une énorme bise et un très heureux Noël à toi !
Lily, pas de problème, j'attendrai avec plaisir ta visite ! Merci pour ta fidélité, et très joyeuses fêtes à toi !
A tous : merci de votre fidélité malgré mes intermittences bloguesques, et passez tous une très bon Noël ! A très vite !
Comme un oeuf tombe dans la main
Du passant sur le chemin.
Chaque jour le ciel est si clair
Que les nuages dans l'air
Sont comme l'écume sur la mer.
Morts! Epaves sombrées sur la terre,
Nous ignorons vos misères
Chantées par les solitaires.
Nous nageons, nous vivons,
Dans l'air pur de chaque saison.
La vie est belle et l'air est bon.
Robert Desnos, 1à juin 1936
Pour Tubynap :
"Liberté retrouvée, ah! joie ! ah ! rire aux anges !
J'écoute la chanson des oiseaux, près du lac, dans la forêt,
Je sens mon sang,
Je devine tous les secrets,
J'affronte tous les baisers.
Saveur de l'air, saveur de mon sang dans mes veines,
Saveur de ma salive et de ma propre chair...
Les cailloux seront plus doux que la laine
Pour y dormir, tandis que l'étoile polaire
Montera sur l'horizon dans le bruit des échos
Des villes, des campagnes et de toute la terre,
Dans le battement des ailes des oiseaux
Et celui des portes des maisons pénitentiaires.
Je vous offre, camarades encore emprisonnés,
Un peu de ma liberté et de ma force,
Le ciel s'éteint, les heures vont sonner...
L'itinéraire, je le grave sur les arbres, dans l'écorce
En entailles profondes que le printemps fera saigner,
Afin que vous trouviez facilement le chemin
Qui ramène à la vie sans embûches,
Aux rivières fraîches pour le bain,
Aux jardins frémissant de fontaines et de ruches."
Robert Desnos, l'Évadé.
Belle année 2007 Gaëlle !
Enormes bisous
Nath, j'en ai autant pour toi et je t'embrasse. Très belle année 2007 à tes superbes filles, à ton homme et à toi et j'espère qu'on se le fera dans pas trop longtemps, ce café :)
Doune, je te souhaite aussi une année très heureuse, de concrétisation de tes projets et je t'envoie tous mes vœux ! Bisous tout aussi énormes...
Free, merci beaucoup de tes vœux ! Echange de bons procédés : excellente année à toi et gros bisous.
j'ai suivi tes conseils et ai commandé à vieux barbu "la rose pourpre et le lys" et même la suite. Très belle oeuvre et effet. Mais je pense que la beauté de ce livre incombe en partie à la traductrice qui a su trouver les tournures de phrases justes.
Je t'embrasse.
Je ne te souhaite rien je sais que tout se réalisera...Je t'embrasse très fort!!!
Turquoise, je ne dormais que d'un œil, rassure-toi, et grand merci pour tes vœux pour 2007 ! Tu es trop gentille ! Je te souhaite tout le bonheur possible pour l'année qui commence. Et t'inquiète, là je me suis mise un peu en vacances, mais je réfléchis à d'autres articles ! Bises
Vincent, ravie que la Rose pourpre te plaise et que ton année 2007 soit un très grand crû ! Merci de ton passage et de tes vœux, et de ta fidélité.
Juste un petit "coucou" au passage, pour vous dire que j'aime beaucoup vos écrits.
A bientôt.
bisouuuuuuuuuuuuuuuus !
Un visiteur enchanté !
Hector braun : je ne m'attendais pas à avoir le commentaire d'un sèche cheveux, mais après tout, en convoquant les surréalistes, il faut s'attendre à tout !
Free : ma pauvre j'ai été un peu engloutie dans une faille spatio temporelle, et je m'en excuse, mais je travaille à un nouveau billet, et je vous le poste dès que possible ! Gros gros bisous à toi et très très bonne année.
Loupiote, tous mes vœux à toi, que 2007 soit étincelante et que tu puisses y employer à loisir le mot kafkaïen, si cher à ton cœur !:)
c.egolf : un nouveau visiteur venu du Golb ? Soyez le bienvenu chez moi : pour l'instant ma présence y est un peu sporadique mais je travaille à de nouvelles chroniques car je ne peux pas laisser mon café à l'abandon ! Mes visiteurs me manquent trop. Merci à vous, et bonne année !
Athbhlian shona diobh! N'ouvre pas de grands yeux comme ça... c'est de l'irlandais (l'origine de nos ancêtres!)
j'attends avec impatience la sortie de cet ouvrage... on pourrait peut-être en avoir un petit aperçu? en tant que grands fans! A qund une réunion de famille??? mais très bientot j'espère... si seuleemnt tu n'étais pas partie, contre mon avis, au NORD.... mais il faudra s'organiser ça très rapidement!
et pour cette fille.. tu n'es pas au courant? dommage... mais il faut lui pardonner tu sais...il est jeune!!
Mère Grand :
Gros bisous à toi, Mamy, très bonne année (une année sans alzheimer et avec tout le bonheur que tu mérites). Merci de la traduction, mon irlandais est loin !!
Quant à mon roman : il devrait sortir en mars, mi mars ou fin mars, je te dirai ça !
A très bientôt : au fait, à quand une réunion de famille ?
J'ai en effet appris chez toi que mon fils avait rencontré quelqu'un, j'attends avec impatience qu'il me la présente ! C'est bien normal qu'il se soit confié à sa mamy avant sa mère... ah, ces mioches !
Ce livre est sorti récemment, chez Laffont. Si vous souhaitez en savoir plus, un joli site a été crée pour percer le secret de cette histoire : www.lesecretdelautomate.fr
Voilà, c’était mon coup de cœur !
J'incite tous vos lecteurs, chère Gaëlle, à venir lire mes aventures. Elles sont éditées aux Livre de Poche, et pour moins de 6 euros vous avez de la vraie littérature de qualité.
Arsène, je suis... très flattée de vous voir ici. Tâchez de ne pas embarquer trop de bijoux à votre départ, quand même...
Choupynette : écoute je suis la première surprise : je n'ai pas le temps d'écrire le malheureux billet que j'ai en vue, mon blog est délaissé et j'en suis fort marrie, et pourtant, y a même des célébrités qui passent par là. Tu comprends ça, toi ? Enfin, gros bisous à toi !
Arsène : Le café arnaqueur ??? Vous savez que ce n'est pas très vendeur et ne donne pas très confiance en la qualité de vos expressos ?
Micha : oui ben tou remoues le couteau dans la plaie, micha !
J'en profite pour vous dire à tous et à toutes : je planche à un nouveau billet, je voudrais qu'il soit déjà posté, seulement en ce moment je suis absolument débordée et croyez bien que ça me navre de devoir délaisser ce café... donc préparez-vous par avance car le prochain billet sera ténébreux !
Bises à tous, et à très vite !
Alors à bientôt!
Bonne année et merci.
Soline : Merci ! Bonne année à toi aussi et à très vite pour le nouveau billet, votre patience de lecteurs me touche !
Nous tenions à vous féliciter pour le travail exemplaire que vous fournissez par amour pour notre cause.
Sachez que nous sommes touchés.
Surtout, continuez dans cette voie.
PS : oserais-je vous proposer une fusion avec le Site du Néant ?
Sinon mes billets sont rarement vierges, vous avez mal lu : ce sont des billets qui ont beaucoup vécu, vous savez.
bisouuuuuuuus
Je ne sais pas si c'est approprié sur ce blog... mais comme je le fréquente depuis un moment, je préfère appeler ça un bon tuyau (ou alors un coup de coeur... et les coups de coeur, il faut en parler, n'est-ce-pas?)!
Le livre s'appel Jonathan Strange & Mr. Norrell, l'auteur est Susana Clarke.
Ce livre va enfin paraitre en France (ça fait 3 ans qu'il fait sensation outre-manche) et en attendant, j'ai trouvé un site qui à l'air de bien transcrire l'univers de la magie, thème centrale du livre.
c'est ici: www.jonathanstrange.com
Appétissant, je dirais!
L’année commence,
Dehors sur le froid glacial,
Un rayon danse.
Pour ceux qui aiment la littérature et qui aiment la partager, il existe un nouveau forum depuis 2 jours que j’apprécie pour l’instant, donc je fais passer le message…un forum devient ce qu’en font ses membres.
http://parfumdelivres.niceboard.com/index.htm
Mon blog prend la poussière du coup, et le temps me manque également...
Bon courage à toi, Gaëlle, et à très vite !!!
Stan, merci d'être passé et d'avoir laissé là votre coup de cœur. Si ce livre est apprécié de ma chère Holly, c'est un gage de qualité. A bientôt.
Le poète masqué : merci de votre visite. J'aime beaucoup Magritte aussi:)
May, comme c'est gentil de passer me voir ! Tu me manques aussi, et je suis ravie de te croiser par ici. Je suis bien placée pour comprendre le manque de temps... bon courage à toi aussi donc, et à très bientôt !
Alors encore quelques déambulations s'imposent.
Dans cet esprit, à lire et relire le plus beau poème d'amour d'un père à sa fille, la Lettre à Ecusette de Noireuil, d'André Breton , en préface à L'amour fou.
Merci de ta visite et de tes compliments... à bientôt j'espère :-)
Jean-loup : merci à vous d'être passé !
Oui je connais ce poème, il est magnifique en effet !