Bonsoir à tous.
Ce billet est dédié à
Thom et
Jenny.(non, ce n'est pas un gag facile, ce sont deux vraies personnes) Et son titre n'est pas de moi, mais de
Murielle Levraud.
![]()
Il fallait que je vous présente cette personne.
Ça fait un moment que j'y songe.
En fait, j'ai fait sa connaissance à l'abbaye royale de F., un beau soir, et surtout le lendemain : le premier soir elle était cachée derrière Jean Teulé : et comme Jean Teulé est très grand et elle assez petite (enfin comme moi, je pense ? Murielle ? Il faudrait qu'on se mesure un de ces jours), je ne l'avais pas vue.
Le lendemain, il faisait soleil, j'étais de bonne humeur jusqu'à ce qu'elle me dise que mes trente premières pages étaient un peu ennuyeuses... et là, je l'ai vue !
Je l'ai même bien étudiée.

Elle était donc assez petite, jolie, et paraissait réservée, enfin jusqu'à ce qu'elle semât quelques bombes dans le calme lénifiant de la conversation. Il paraît qu'elle se retenait depuis deux ans, en même temps. Il fallait bien que ça sorte. Après le café. Au moment de la digestion, là où on est désarmé.
A ce moment-là, je ne savais rien d'elle, parce que je n'avais pas encore lu son livre.
Mais plus tard, dans la journée, quand nous eûmes l'occasion de deviser ensemble sur la chasse et les chasseurs, en nous promenant dans les champs autour de l'abbaye, je m'aperçus qu'elle était TRÈS sympathique. Et drôle. Qu'elle me plaisait, quoi.
Quelques jours plus tard elle nous écrivit, à nous, les détenues, un message d'espoir nous parlant du monde des gens libres qui regonfla nos cœurs inquiets.
Ce monde existait donc encore. Quel soulagement.
Elle me disait aussi que ce mon livre était un cheval, qu'il fallait le faire trotter et galoper, mais que bon, avant tout, ça restait MON cheval... enfin je n'ai pas tout compris, mais ça m'a touchée. (je blague Murielle. Tout le monde sait que les livres sont des chevaux.)
Elle a trente ans environ (l'âge du rayonnement serein, chez la femme...), elle élève des escargots (mais pas pour en faire ses amis, non, pour que des gens aux mœurs étranges les dégustent recouverts d'une sauce relevée), des crocus pour faire pousser du safran... et tout ça elle le fait parce que c'est son métier, en plus d'écrire des trucs complètement loufdingues,
"en attendant la gloire qui lui est promise."C'est dire si j'attendais son livre avec impatience. Je ne fus pas déçue.
J'en ris encore.

Si ce billet a l'air confus, voire un peu décoiffé, excusez-moi, c'est que... allez parler d'une façon claire d'un livre qui s'appelle
"N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte... Elle est plus loin et puis c'est tout", et dont les chapitres se nomment par exemple, outre celui que j'ai repris en titre : (Murielle, ok, tu les auras tes royalties)
" 1. Où la chute est annoncée, comme un cadeau.
5. Deux cœurs égalent un cœur.
17. Où l'échange de fluides n'est pas celui qu'on croit.
20. SI femme soûle frappe à ta porte, n'ouvre pas, fais la morte
21. Hérisson ? Ecrase !
31. Où la faim de l'autre attirera la fin de l'autre.
32. Où Flaque tombe à l'eau."Voyez un peu si c'est commode...
Maintenant passons au texte : c'est un roman, donc. Nous voilà à Bassebourg, une petite ville où les gens ont, dans l'ensemble, une tendance naturelle à la méchanceté et aux complots. C'est une petite ville surmontée par une colline baptisée Sainte-Adèle, où se dresse une vieille église du même nom :
"On y accède par un chemin caillouteux traversant une petite forêt d'arbres craintifs. S'ils avaient poussé ailleurs, on aurait parlé d'arbres confiants, mais sur la colline Sainte-Adèle, parce qu'à son sommet se trouve la vieille église, menaçant de s'écrouler à tout moment, on dit arbres craintifs.[...] Les arbres de la colline Sainte-Adèle poussent à genoux et sur le dos, penchés sur la pente en une inclinaison suppliante adressée à la vieille église Sainte-Adèle. On n'a jamais vu un arbre s'enfuir, mais à Bassebourg, si on laissait le choix à ceux de cette colline, ils iraient pousser ailleurs, et tout droit."Un couple, les époux Brisepaille, a trouvé moyen de s'aimer sur cette colline et de fabriquer un enfant heureux prénommé Calme, qu'ils élèvent dans des vêtements trop grands pour son âge.
Las...comme dans toute histoire, il y a un méchant, ou plutôt une méchante : Madeleine Kwa.
Elle est belle, fatale, et en veut à la terre entière. Dès qu'elle voit un homme heureux, et même un homme malheureux, elle ne peut s'empêcher de le faire souffrir de toutes ses forces. Et ces andouilles tombent tous dans le piège. Tous, sauf Monsieur Brisepaille, époux heureux qui lorsqu'il regarde une personne, lui renvoie le reflet de sa vérité profonde. Autant dire que pour la belle Madeleine, la vérité est si dure à affronter... qu'elle s'écroule en sanglots sur son épaule, et qu'il est obligé de la consoler un long moment à l'hôtel, mais en tout bien tout honneur. Je vous jure.
Las...
une petite note d'hôtel trouvée dans sa poche déclenchera la GUERRE DES ÉPOUX BRISEPAILLE.
Vous en tremblez, et vous n'avez pas tort.
Madame Brisepaille veut se venger. Elle songe bien à l'adultère, mais voilà, pas de pot, elle souffre de fidélité chronique, à son grand dam :
"Une question l'obsédait : comment faisaient les autres femmes pour coucher avec leur plombier ? [...]Elle s'était résolue à n'être que celle qui garde les coupes de champagne, qui surveille le mari. A une occasion, elle s'était retrouvée à garder trois coupettes (3 !), à surveiller trois maris et un amant en titre (4 !) ; elle s''était même sentie obligée de servir les petits-fours pour ne pas éveiller les soupçons. [...] Elle se sentait maudite, elle était incapable d'adultère."Son mari sent bien qu'il y a eu quiproquo, mais qu'elle n'entendra rien, tant elle est têtue. Aussi est-il même prêt à lui faciliter la vengeance adultérine en lui présentant le tombeur de ces dames, chasseur de son état : Zabriel Arcosse.
(NB : qu'on me passe les gens qui trouvaient que mes personnages avaient des noms bizarres. J'ai deux mots à leur dire !)
Bref en principe c'est un rituel : vous êtes un homme, vous emmenez votre épouse à la chasse, elle s'ennuie dans le salon du club de chasse et là, surgit Tartarin, euh pardon, Arcosse, qui s'offre pour la consoler et la basculer dans un fourré.
Mais là, non. Malgré les efforts de M. Brisepaille s'escrimant à rater ses proies jour après jour (il a le cœur aussi tendre que Michel Delpech chassant les oies sauvages), cette histoire se termine par un massacre verbal du tombeur...lequel perd aussitôt toute virilité (normal, une seule écharde et c'est toute une carrière de Don Juan qui en prend un coup !), devenant l'employé soumis de cette dame qui non contente de résister à ses avances, a passé sur lui une rage qui n'a désormais plus de limites.
Mme Brisepaille s'étant perdue dans la forêt, elle décide de créer un hôtel au sommet de la colline, le Prétentieux, destiné aux seuls voyageurs capables d'aller se paumer aussi loin... et nomme Arcosse directeur de l'hôtel. Lequel reste vide... ce qui contraint l'époux plein d'astuces de Mme à lui envoyer sans cesse des footballeurs de son club, déguisés en randonneurs perdus.
A ce stade, vous aurez peut-être compris ce que j'entendais par loufdingue ? Mais vous n'avez rien vu encore, ce n'est que le prélude.
Je vais tâcher de ne pas vous raconter la suite débridée de l'histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais sachez que si vous voulez que quelqu'un que vous aimez attrape des fou-rires dans le métro, c'est le bon livre.
( Euh, Jenny, tu es d'accord je pense ?)
Dans ce roman, on croise :
1) un prêtre qui cherche désespérément une sainte à protéger du Mal... et échoue par deux fois...
2)Des moines d'antan, les Oreux, sourds et muets qui construisirent un souterrain pour se protéger des villageois sceptiques qui leur jettaient au visage des chats sauvages pour les obliger à quitter leur mutisme feint.
3) Une femme fatale qui tombe amoureuse, rompt sur un malentendu (apparemment c'est un thème fort chez Murielle Levraud : les ruptures, c'est du malentendu qui n'en finit pas. Et qui a des conséquences très regrettables...), et naturellement... veut se venger sur tout ce qui bouge...
4) Un muet qui, comme il se doit, tient LE café du village, ce qui facilite les blagues de comptoir...
5) Un agent secret assez pathétique pour s'appeler Flaque et se balader avec une plante verte en guise de camouflage...
6) Un bibliothécaire maniaque qui ne supporte pas qu'on dérange ses livres et les range dans un ordre très spécial.
7) Un club de Gens qui ne disent rien mais se tiennent là, Ensemble.
8)Un commissaire qui rêvait d'être toréador mais n'a gardé du rêve que les chaussettes... car il y aura un cadavre semé au fil de l'histoire, et laissez-moi vous dire que la scène des "aveux" où le détective réunit tout le monde dans le salon, façon Hercule Poirot, est un morceau d'anthologie.
Et enfin, une étrangère innocente débarquée par le train de 14h17 et que tout le monde va faire son possible pour haïr avant qu'elle comprenne ce qu'elle fait là...
Enfin, innocente... c'est juste que Judith, l'héroïne du roman, est une ex traductrice bilingue qui, devenue unilingue suite à un horrible incident, trafique ses C.V, persuadée que personne ne les lit puisque personne n'y répond :
" Elle pouvait écrire n'importe quoi, après tout. Elle innova, s'inventa de nouveaux métiers : trapéziste dentaire, gardienne de pieds de maïs. Qui saurait ? Et si elle s'inventait un passé glorieux de reine des majorettes, de jour et de nuit, experte en maniement des bâtons enflammés, QUI saurait ?..." C'est précisément ces qualités de majorette qui vont forcer l'admiration de la tyrannique Mme Brisepaille et faire embaucher Judith à l'hôtel du Prétentieux. Encore un quiproquo qui aura des suites fâcheuses à la pelle...
Quant à Madeleine Kwa, la femme fatale, qui était réceptionniste du Prétentieux et amante d'Arcosse jusqu'à la mystérieuse arrivée de Judith, elle a été rétrogradée au rang de femme de chambre et donc d'amante désunie et rageuse (CQFD). Toujours les quiproquos amoureux ! Du coup...
Elle hait Judith, le monde entier et les hérissons (ce mystère sera résolu ultérieurement dans le livre) et... elle fait comme tous les dépressifs : elle regarde un soap !
Il s'appelle
"Passionnément Passionnément". En voici quelques extraits, en hommage à un grand auteur comique de ma connaissance qui a mis longtemps à décrocher de son feuilleton préféré :
Christian Carter, le riche héritier de Carter & Carter, s'y oppose violemment à Angela Cartridge, la riche héritière de Cartridge & Cartridge, dans un petit salon :
"
— Taisez-vous, taisez-vous, taisez-vous !
Elle se tourna violemment vers la cheminée, pour cacher sa colère qui venait d'éclater devant tout le monde. Elle respirait bruyamment pour se calmer.
— Ha! ha ! tonna Christian, victorieux, aurais-je tapé dans le mille ? Saurais-je ce que je ne devrais pas savoir et que vous ne voulez pas que je vous dise que je sache ?
— A savoir conjuguer les verbes, railla Madeleine Kwa.Il se retourna vivement, comme vexé, et, d'une voix sincère et troublée, dit :
— Je vous aime, Angela. Je suis fou de vous faire souffrir. Ce que vous savez que je sais... Non, ce que je sais que vous savez que...Non, attendez... Ce que vous savez que je savais...
Il s'arrêta un instant et regarda la plante verte avec perplexité.
[...]Angela avait posé ses deux mains sur le rebord de la cheminée et regardait le bouquet posé avec perplexité devant elle. Tous les deux se parlaient en se tournant le dos.
— C'est tout ?
— Non, attendez, reprit-il confus, ce que je vous savais que vous savez...Non...
— Mais ça ne va pas prendre toute la journée, allons bon, râla Madelaine Kwa en tapotant avec son plumeau sur la télécommande. Elle s'adresse alors, furieuse, à Judith qui vient d'arriver :
"— Je ne sais pas pourquoi je regarde ça, ça m'énerve. Lui, vous l'avez vu ? C'est un homme, et ils l'appellent Christiane. Ridicule. Ça m'énerve. Vous regardez, vous ?
Ça m'énerve."Un peu plus tard, on retrouve Madeleine Kwa, amante de plus en plus brisée par la séparation d'avec son homme, en train de regarder... son feuilleton ! Et c'est une scène d'hôpital, cette fois. (Oui Thom !) Christian, le bellâtre un peu emmêlé dans les conjugaisons, est dans le coma, Angela en larmes à son chevet.
Survient Crooney Cartman, le riche héritier de Cartman & Cartman, qui aimerait, et c'est bien normal, savoir comment on en est arrivés là (nous aussi) :
" — Comment est-ce arrivé, Angela ? Que s'est-il passé ? Pourquoi est-il dans cet état-là ?
Angela renifla et regarda le pauvre Christian allongé, des tuyaux posés dans son nez, avec perplexité.
— Nous... nous discutions et... il essayait de me dire quelque chose et... il essayait, il essayait et... il est tombé, comme ça... il essayait... il s'est touché la tête et... il s'est écroulé sur le sofa... Alors qu'on ne s'y assied jamais !
Elle se mit la tête dans les mains et éclata en sanglots.
— Comme ça, balbutia-t-elle, il allait me dire quelque chose et...
— Il a essayé de réfléchir, railla Madeleine, pas l'habitude, voilà.
— Je n'ai pas eu le temps de lui dira que je l'aime, moi aussi.
— Comment ça, vous aussi ?... Vous aussi ?
Angela leva ses yeux incrédules sur Crooney.
— Pourquoi ?... Vous aussi ?
— Mais non ! Pas moi ! Mais vous ?
— Moi ? Oui.
— Et lui ?
— Lui aussi. C'est ce qu'il m'a dit.
Crooney se mit la main sur le front.
— Attendez, je ne comprends pas, il faut que je réfléchisse.
— Ouh là, deuxième coma en perspective, persifla Madeleine Kwa."
(Voilà Thom, c'est fini.)
Trêve de rigolades, Madeleine souffre vraiment, à force de côtoyer tous les jours un homme qu'elle ne sait plus pourquoi elle a quitté (mais nous si : sur un quiproquo !) et qui lui manque tant que son cœur n'est plus qu'une moitié de cœur. Lequel homme est tout aussi en manque, et se promène avec sa propre moitié de cœur qui saigne.
"Madeleine ne voulait pas le regarder. Elle était troublée. Elle sentait son demi-cœur battre plus, saigner moins. Un délice, ce soulagement. Elle en voulait encore, mais elle n'en voulait pas. Le cœur a sa maison, la raison a sa maison ; on n'habite pas deux maisons. Où aller ?"On ne saurait mieux résumer l'éternel dilemme qui secoue la majorité des individus au moins une fois dans une vie humaine.
Quant à Judith, au moment où elle n'a plus qu'une obsession, quitter Bassebourg, l'amour lui tombe dessus par surprise. Et là nous avons une belle illustration de la cristallisation Stendhalienne par Murielle Levraud : ou comment parer un individu de toutes les qualités sous le prétexte foireux qu'on vient de tomber amoureux de lui :
"Heureuse, Judith. Il lui avait tendu une main franche, il avait un regard franc, un sourire franc, il devait s'appeler François.
[...] François (appelons-le François) avait un physique de gringalet. Mais il n'était pas chétif, il était juste plus petit que la moyenne, et ses muscles étaient longs ; [...] S'il était beau, ce n'était pas d'une beauté grecque, mais plutôt d'une beauté simple, du genre humain. Mais il avait bien deux bras, deux jambes, une tête avec deux yeux, un nez, une bouche et deux oreilles, chacune de son côté. Un regard franc, un sourire franc. "Beau comme un dieu".
[...] Elle s'était longtemps trompée en pensant que l'amour n'arrivait qu'au cinéma, et quand elle avait réalisé que la vie l'offrait aussi, que peut-être elle aussi, peut-être... Elle avait décidé de ne plus s'allonger là, de ne plus attendre que des mots d'amour pour elle. Bon, ils ne venaient pas, mais elle ne cédait pas non plus. Elle voulait des mots d'amour. Puis, quand elle serait bien sûre, rassurée, elle se laisserait aller aux gestes, puisqu'ils seraient d'amour. Avec François c'était différent. C'était trop différent. Elle était perplexe. Ses mots d'amour, elle s'en moquait bien, elle voulait ses gestes."Allez y comprendre quelque chose, entre les mots et les gestes, les gestes et les mots (enfin moi je préfère quand il y a les deux, mais c'est personnel)... et après ça, étonnez-vous qu'il y ait tant de quiproquos en amour !
Allez, un dernier petit extrait : dans le tourbillon des aveux de la fin déclenchés par le commissaire Traquenard, les "faux clients de l'hôtel" mais vrais footballeurs se confessent :
" — C'est vrai, on n'est pas des vrais promeneurs égarés... Et puis, on ne peut pas marquer de but ; de la tête, ça décoiffe, et du pied, ça fait mal. On est fragiles."Aux dernières nouvelles, Murielle Levraud élève toujours des escargots, fait pousser du safran et écrit un deuxième roman que j'espère pour ma part de la même veine que le premier. Des fou-rires sur plus de deux cent pages, ça ne se refuse pas.
Cette année, dans le couloir de l'abbaye, Jean Teulé l'a croisée et lui a dit :
— Murielle, tu viens de croiser ton plus grand fan.
Et elle de répondre :
— Ah bon, où ça ?
Si vous en voulez encore... il reste le roman !
Bonne nuit à tous.
Alors, je note :
Murielle Levraud, Raymond Chandler, Michel Faber... le reste sera pour l'inspiration du moment, comme d'hab', à la couverture...
Oh! et puis, rien à voir avec la choucroute, mais hier soir j'étais toute contente ! Un bouquin, que j'avais tout simplement A-DO-RE quand je l'ai lu, a été adpaté pour la télé, avec un acteur que j'adore (Julien Boisselier). Il s'agit de "Des fleurs pour Algernon". Je l'avais emprunté à la bibliothèque du collège dont j'étais co-responsable.
Pour dire comment il m'a marqué, je m'en souviens encore plus de 20 ans après et j'ai reconnu l'histoire aux premières secondes de la bande annonce.
Franchement, j'ai hâte de voir ce qu'ils en ont fait.
1. Pourquoi elle me dédicace ce billet...Jenny ok, mais moi ?
2. Alors ma cocotte comme ça tu penses pouvoir te lancer dans le billet rigolo en toute impunité mais non, tu m'auras pas poulette.
Finalement, j'ai résolu la question 1 et j'ai ri de bon coeur deux lignes plus bas. Bref, je n'ai plus qu'à lire ce livre d'une femme de 30 ans environ(soit donc l'âge du rayonnement serein, chez la femme, paraît-il - vous m'en direz tant ! je vais peut-être attaquer les trentenaires, tiens :-)...je sens que je vais rire, même si je doute que qui que ce soit puisse écrire une vraie belle scène d'hôpital à part nos vieux copains Terry, John & Brian !
Bon allez, je reprends mon sérieux et je retourne travailler.
Bonne journée, Gaëlle.
Allez hop, un de plus sur ma pal !
J'ai prévu la gourdasse de rhum, c'est bon...
bizzzzzzzzz
Je n'aurais jamais imaginé qu'élever des escargots puisse inspirer autant de situations et de personnages farfelus !
j'adore les surprises.
Et s'il faut rire, alors d'accord
Merci Gaëlle, encore une fois, c'est bien écrit, et on identifie tout de suite à qui on a affaire. Bravo !
Ma Trollette, désolée pour le délaissement ces jours-ci, j'étais un peu débordée ! Euh c'est quoi un magazinage ? Ah ben tu vois, tu choisis à la couverture... j'avais bien raison de m'inquiéter de ça pour mon livre. (rires) Je pense que dans ta liste, y a que du bon.
Sinon je ne connais pas "des fleurs pour Algernon" : le livre porte le même nom que le film que j'ai donc raté ? Autant pour ma PAL ! Bises et bon "magazinage"...
Thom : oui, pourquoi à toi ? Je me pose encore la question ! (rires)
2) je savais ce qui m'attendait : toi prêt à dégainer !
Ah et oui, la trentaine est l'âge du rayonnement serein. (sourire) Je te le confirme.
Free : pourquoi te faut-il absolument du rhum pour lire Murielle Levraud ? (rires)
Je dirais que le rhum est une fausse bonne idée : ça noie le foie et n'empêche aucunement les fou-rires.. et puis tu pourrais te retrouver dans la situation de la femme soûle du livre... crois-moi, c'est drôle, mais pas pour elle !
Bises à toi !
Audrey, grand merci de ta visite, qui me touche parce que mon courrier a pâti de mon débordement encore plus que mon blog... c'est dire... mais je ne t'oublie pas ! Je t'embrasse. Bonne journée à toi aussi.
"6) Un bibliothécaire maniaque qui ne supporte pas qu'on dérange ses livres et les range dans un ordre très spécial."
Une femme vous dit que vos 30 pages sont ennuyeuses et vous l'encenser ?
L'ignoble Thom vous provoque et vous lui dédiez un billet ?
Et à côté de ça, vos fans qui vous adorent sont méprisés et vous supprimez votre fan-club sans préavis.
Je crains que vous ne soyez une personne peu équilibrée, par conséquent je vais créer de ce pas un FanClub John Irving.
Et la quarantaine est l'heure du rayonnement déchaîné ! PAF !
mdrrrrr !
bisous Gaelle.
Le magasinage, c'est la version québecquoise de shopping que je préfère largement ç lèche-vitrine en ces temps de frimas... déjà que je l'ai bien pendue, je ne voudrais pas me retrouver avec la langue givrée et collée sur une devanture... ce serait d'un ridicule consommé...
J'ai vu la bande annonce du téléfilm hier soir, ce n'est pas encore passé. J'ai trouvé un lien qui parle de cette version télé :
http://www.citeartistes.com/algernon.htm
biz
May : on va y réfléchir, mais à mon avis ils ont déjà tous les deux un gros fan club ! Peut-être que c'est aussi mon ex président qui s'en charge... faudrait lui poser la question !
Free : la quarantaine est l'heure du rayonnement déchaîné ? Tu me rassures beaucoup tu sais ! (rires) Bises. mdrrrrr aussi !
Ah la Trollette : tu m'avais fait peur avec ton magasinage, mais du shopping : ça ça me parle ! Non je ne peux pas t'imaginer la langue gelée, que deviendrions-nous sans toi ??
Merci pour le lien, et bises !
Merci aussi pour le nom du livre !
Et au fait, tu n'as rien a envier à Mossieur Thom; Tu es très drpole toi aussi. Maintenant va falloir songer à te lancer dans le mélo ;-)
peut être t'es tu déjà rendu compte de ma (volontaire) inculture en matière de roman contemporain et français qui plus est !!! Mais j'avoue que tu as l'art d'aiguiser l'appétit...je craint donc de devoir augmenter ma PAL...heureusement que Miss Holly veille je ne gagnerais jamais ce maudit concours ;o)
Quand à la trentaine rayonnante...je ne peux qu'être d'accord avec toi il suffit de nous voir mouahahahhhha
Merci pour ce compliment qui me ravit et je suis sûre que ça fera plaisir à Thom. (rire sardonique)
Quant à Guillaume Canet...que ça reste entre nous, mais c'est moi. Je ne puis décemment présider mon propre fan-club.
(au moins maintenant vous comprenez mon antipathie pour Thom)
ne vous souciez plus de moi, je me suis rabattue sur Paulo Coelho.
Merci cependant de votre sollicitude.
P.S. Désolée pour votre film.
En tant que secrétaire de la section de Créteil, je tiens à souligner que Gaëlle n'a pas pu faire la préparation d'avant saison, d'où un certain manque de rythme. Sa mise au vert récente l'a fait un peu gamberger. Mon conseil: ne pas s'enflamer, prendre un billet après l'autre et à partir de là, respecter l'adversaire en lui "marchant dessus" dès le début du commentaire.
Je rappelle à Thom que l'usage de fumigène est interdit sur ce blog.
Chu à 4 bouquins en simultanés, dans différents domaines;
j'm'en sors plus, lol !
Concombre masqué : l'envie de rhum n'a pas d'âge...
Marie.l : Merci Marie, pour tout, pour tout ! Je t'embrasse...
Pff vraiment, ya pas a dire, la blogosphère, c'est plus ce que c'était.
c'est décidé, je vais chez les carmélites!
J'en ai deux de psycho sur le feu, un de spiritualité nan c pas Desproges, lol, et un roman.
Pf !
Et le concombre masqué, si t'as quelque chose à me dire en face, ote ton mask, si t'es un homme...
arf !
C'est cool ça, je vois qu'on parle beaucoup de moi ici, je comprends pourquoi j'avais le clavier qui sifflait depuis hier. Cependant je tiens à dire que je n'ai pas de leçon à recevoir d'un président de fan club de (éclat de rire) John Irving. Surtout si c'est Guillaume Canet (hé hé).
Gaëlle je suis déçu, tu aurais pu me défendre devant tous ces persifffffffffffffffleurs !
Thom : tu es au-dessus des persifflages voyons. Guillaume Canet ne t'arrivera jamais à la cheville, en terme de fan club.
Et si en plus elle a séduit The famous Gaëlle et Jean Teulé réunis, ça doit vraiment décoiffer.
Maintenant, voilà, c'est malin, j'en viens à me demander si je ne vais pas changer de métier pour faire libraire, plutôt.
Devvine !
Je vais acheter ce livre !!!! Et le lire. Cette femme me paraît délicieuse.
Je te suis les yeux fermés.
Merci pour cet enthousiasme qui ne te quitte jamais.
Merci pour ça et d'autres choses.
Vraiment Gaëlle c'est à se demander comment tu l'as élevé... je me dégage de toute responsabilité... ;-D
Mais le plus choquant c'est les principaux commentateurs de cet article y traînent eux aussi.
(hormis le concombre masqué mais avec un nom pareil c'est normal qu'il se cache)
UN SCANDALE !
Choupynette : je trouve que vous vous dégagez un peu vite de toute responsabilité, ma mère... Thom tient beaucoup de vous, j'en ai peur. j'ai fait ce que j'ai pu mais son atavisme était trop puissant. Je crois qu'une retraite lui ferait grand bien. C'est vrai qu'il se la pète sévère, ces temps-ci. Je suis dépassée.
Bon, le fan club de Guillaume Canet : on peut savoir ce que vous fichez ici ? Ça ne vous a pas suffi de vous faire sortir hier ?
Le concombre masqué est aux urgences. rappelez-vous l'arbre des causes... Vous étiez rond comme une pelle.
Vous avez ruiné la réputation de cet établissement. Vous êtes un scandale sur pattes.
Quand à la tournée des enfoirés, qui sait ? Ptet un jour ?
Bizzzzzzzzz
Et je me demande bien ce que fait le fan club de G C sur ce blog...qui en plus se permet de critiquer ton blog et ses lecteurs. Mais où va le monde?????
:)
Pour la tournée des Enfoirés : je ne le leur souhaite pas. (sourire)
Choupynette : je n'ai pas dit que j'avais fait tout ça, mais je vois que votre cerveau de religieuse prend vite feu, ma mère... Sinon pour la critique de mon blog, et surtout de ses lecteurs, je suis complètement d'accord. Le monde va à sa perte.
Tr : Bonjour aussi !
Bizzzzzzzzzzzz
C'est là qu'on prend conscience que la famousité n'attend pas les talents des personnes !
C'est exactement ce que m'a confié Raphaëlle Ricci un soir de cuite :-)
C'est toi ?
Yue Yin : j'asssume l'accusation d'induire en tentation ! Pour le rayonnement, peu importe qu'il soit ou non déchaîné... ce qui compte c'est de rayonner, non ? Merci de ta visite, et j'espère que tes lectures t'enchanteront.
Free : oui, justement, ils ont bien assez de casseroles à bord sans que je m'en mêle !
May : absolument ! Mais tu sais, mon talent est très hypothétique, peut-être plus encore que ma famousité...
Enfin la famousité ne me menace pas, de toute façon, donc son absence ne me fait pas souffrir ! Bises.
Thom : où l'on découvre que Thom est très famous, lui. Petit cachottier, va ! Je suis soulagée d'apprendre que Raffie se cuite de temps en temps.
May : ?? Je crois que l'intéressé répondre mieux à ta question. mais merci de ton passage...
Voilà à quoi conduit la famousité, ma chère Gaëlle.
C'est triste.
Quant à ton talent hypothétique, je ne relève même pas. Du moment que ta modestie ne te perd pas.
Et avec nous sur le dos, tu ne risques pas ;-)
Je devrais peut-être consulter un psy... ;-) Dis moi, Gaëlle, avec tes dons de voyante extra-lucide, aurais-tu la plus petite idée de ce qui a pu m'arriver ce soir? ^^
J'aurais vraiment tout lu dans ma pauv'vie...
Ecoute je ne sais pas qui a pu te raconter que j'avais des dons de voyante extra-lucide... bon, c'est vrai que ça m'arrive d'avoir des flashes, mais c'est assez rare !
DOnc au sujet de ton "blanc"... je vois un truc mais je ne saurais dire si c'est la vérité : prise d'une transe subite, tu serais entrée dans une boutique de la rue de Rennes où ils vendent toute la panoplie de Barbie, bloc compris, et... là tu n'étais plus toi-même, tu as acheté un bloc rose criard et super cher, et ces filous de vendeurs se sont empressés d'encaisser le montant, trop contents de voir une jolie cliente avec un air aussi manifestement envoûté. Voilà, par contre dans ma vision il y a un personnage ressemblant tragiquement à Ken qui te fait coucou de dehors, sur le trottoir, au moment où tu paies... mais bon, ça se brouille toujours au moment le plus palpitant.
Non, pas de psy pour une rosite bénigne, Audrey ! Si tu venais de repeindre toute ta chambre en rose bonbon, là, peut-être...
Donc, c'est rien, mais qu'est-ce que tu vas bien faire de ce bloc, maintenant ?(sourire) Je t'embrasse.
Thom : je ne sais pas qui a pu te raconter que j'avais du talent, mais ce doit être la même source qui a renseigné Audrey ! (note pour moi-même : cette personne m'est forcément sympathique même si ses propos sont sujets à caution)
Donc oui c'est rassurant que Raffie se cuite, ça doit l'aider dans sa dure tâche quotidienne : faire sangloter de pauvres gamins enfermés dans une salle à U.V. redécorée en château et obligés de faire du sport tous les matins pour avoir le droit de massacrer du Michel Sardou. Sans alcool on ne tient pas, dans ce boulot-là.
Sinon pour ma modestie écoute elle est bien arrimée j'espère, si je deviens vaniteuse prévenez-moi à temps, juste avant que je me mette à donner mon avis sur la situation au Moyen-Orient chez Michel Field... merci d'avance ! Bises.
Bonne journée, Gaëlle.
Mais je te rassure, ma fille lit tous ses Barbapapas, Petit jaune et petit bleu et autres contres de fées tout bien comme il faut ! La relève est assurée.
Et je relis aussi mes classiques, ça n'empèche pas (bien au contraire) ;-)
En plus ya Ken et Barbie ! Nous tombons dans la 18ème dimension...
lol !
Bisous Gaelle !
Tu bosses fort ?
un chti bisou en passaaaaant !
May, je vois que ta fille a les mêmes goûts que la mienne ! Sinon je suis d'accord : soyons éclectiques..
Free : alors : je sais, cette conversation était par trop étrange. Ce doit être l'influence de Murielle Levraud, je ne vois que ça !
Sinon : oui je bosse fort, et du coup je néglige un peu ce café et vous tous... JE SUIS DÉSOLÉE...
Bises
Anitta : hors sujet à ce stade des débats, est-ce que ça veut encore dire quelque chose ? (sourire)
Je suis ravie de ta visite et ravie que tu aies aimé la Souris Bleue ! Voilà une nouvelle qui égaye ma soirée. Si tu ne l'as pas lu, je te conseille évidemment tous les autres Kate Atkinson, et en particulier Dans les coulisses du Musée. Je n'ai pas lu le dernier sorti, mais il fait partie de mes projets, dès que j'aurai retrouvé des neurones pour lire... Merci de ton passage !
Donc au sujet de Raffie, mes infos datent un peu, je ne sais pas ce qu'elle devient cette année, ni si elle fait toujours pleurer les élèves, ni si elle a changé de coiffure... est-ce que je remonte dans ton estime ? Sachant que mon état neuronal actuel ne me permet pas non plus de lire des classiques...
J'adore ce genre de personne.
des baffes !
Kate Atkinson, j'ai vu le dernier à la bibal, l'a l'air super !
Bisouuuuuuuuuus
Il est évident que je t'accorde les circonstances atténuantes puisqu'à défaut de lire les classiques tu ecris un roman (qui sera peut-être un classique, je te le souhaites. et puis tu n'as jamais réellement baissé dans mon estime. Si ça se trouve Raffie ne fais pas que traumatiser les élèves de la star académy, elle a (peut-être) aussi une vie intellectuelle extrêmement riche et lit des classiques (entre autres choses comme par exemple l'écoute du dernier album de jennifer qui est déjà un classique). Ceci dit, je ne peux rien affirmer.
Gaëlle, tu as toutes les excuses du monde, il est même inutile que tu les demandes...
Puisque tu as choisi d'écrire, que tu crée une oeuvre, et que bientôt on la lira tous !;-)
peut-être même qu'on blogera dessus. C'est infernal, non ?
Oui bien sûr, tu souffriras sur le grill de l'anxiété en attendant de lire nos avis, mais enfin... c'est ça la vie d'écrivain.
Allez, courage, soigne bien ton neurone, le pauvre, il a du mérite de tous nous supporter, tu le sais ;-)
signé : l'envieuse
Sinon, merci de ton souhait me concernant, cela me va droit au cœur !
May : Oui Loupiote est drôle, et je pense qu'il faudrait la prescrire à tous les gens souffrant de déprime automnale, de chagrins d'amour et de réécriture de roman. (attention une seule proposition me concerne !)
Sinon, merci d'être indulgents avec moi au point de venir me voir même quand je n'arrive pas à alimenter ce blog !
Pour ce qui est de mon œuvre, le terme est très ambitieux... peut-être, dans 20 ans...
Quant à blogger dessus, c'est contre ma déontologie ! En plus je suis très peau de vache quant il s'agit de mon travail, donc ce ne serait pas vendeur... Mieux vaut que je me taise. (rires)
Merci de tes encouragements, je vais tâcher de prendre soin de mon neurone éditorialement malmené.
Quant à vous supporter, c'est le contraire, je te garantie : vous êtes mes supporters, je dirais, et vous avez bien du mérite !
MERCI, l'envieuse, et je te souhaite très sincèrement de connaître au plus vite les délices des réécritures, des fignolages, tout ça. Des envieuses comme toi j'en commanderais volontiers des wagons !
biz
(mouhahhahaha)
gros bisous et des tonnes de courage pour finir... avec un ptit peu de poussière de fée par dessus
Je ne peux hélas pas y consacrer tout le temps que je souhaiterais, et c'est duraille, mais c'est mon choix.
En tous cas pour le moment.
je t'envoie une floppée de courage... hop ! C'est parti !
les commentaires pourraient preque déjà constituer la trame d'un nouveau roman styel murielle ou barbara constantine !
amicalement
citron vert