12 juillet 2006

Quelques douceurs à déguster en vacances...

Bonjour à tous !

Je me fais rare, mais la canicule me laisse peu de neurones actifs ! Et encore, les derniers sont pour vous.
Aujourd'hui, j'ouvre une sélection ( modeste) de bouquins que j'ai adoré dévorer en vacances, que ce soit le soir dans les Côtes d'Armor, en écoutant mugir les vagues... (ambiance parfaite pour les histoires de fantômes d'Henry James ou d'Edith Wharton, les romans victoriens aux demeures pleines de courants d'air, et même un bon vieil Agatha Christie déniché sur une étagère branlante et qui sent sa poussière millésimée), ou devant un cappucino, un petit matin doré, sur la piazza del Campo à Sienne... aujourd'hui je suis chez moi, il fait 35 degrés environ, mais je sais que parmi vous certains préparent leurs valises... et je pense à vous ! Voici donc quelques bonheurs de lecture que je tenais à partager.

D'abord, un petit chouchou que j'ai relu déjà quatre fois, chose rare chez moi, sans m'en lasser. Il s'agit du premier roman de Kate Atkinson, Dans les coulisses du musée.
Depuis, elle a écrit au moins 3 autres romans, la souris bleue, son dernier, n'est pas mal non plus, et je vous conseille dans les replis du temps , une histoire qui pour moi a réussi à attraper au vol l'essence des contes de fées : c'est un conte construit en spirale à la manière d'un roman policier. Une petite fille y cherche sans fin une mère perdue, évaporée un beau jour sans explication. Il est moins drôle que celui dont nous allons parler aujourd'hui, mais fragile et beau comme le sont les fêlures sentimentales. C'est une quête qui se nourrit des traces de pas d'une mère aimée, du parfum de sa peau recueilli sur un oreiller, de la couleur de sa chevelure... une histoire remplie de mystère aussi.

Mais celui-ci reste mon favori. Alors, l'histoire : Ruby nous raconte sa vie en Angleterre, depuis... sa conception. C'est une histoire souvent triste, la vie de Ruby n'a rien d' une rivière enchantée, mais c'est raconté d'une voix (car le style d'un écrivain, vous savez bien que c'est sa voix, la part la plus intime de lui, où toutes les émotions viennent perler) à la fois drôle, caustique, émouvante, déchirante... Ce livre a des dimensions honorables, ce n'est pas un "pavé" mais il ne se laisse pas oublier. Du reste, comme je vous l'ai déjà expliqué, la taille ne compte pas au regard de la qualité, des livres de 80 pages sont ennuyeux à périr et des romans de 1400 pages (Les Piliers de la Terre, un incontournable) sont trop courts, on le sait dès qu'on a plongé dedans. Et puis dans ma grande bonté, je ne vous ai sélectionné que des poches. J'ai pensé à vos sacs de voyage, lesquels ne sont pas extensibles à l'infini. Bref. Kate Atkinson vous fait mourir de rire et pleurer la page suivante, voire à quelques lignes d'écart. Ruby est l'héroïne principale, mais on voyage aussi dans sa généalogie, à travers une série de femmes attachantes, cruelles, malheureuses, fantasques... Mais il est temps que je me taise pour la laisser parler : dans l'extrait que j'ai choisi, la petite Ruby a été confiée pour quelques semaines à sa tante Babs, qui fréquente une église assez spéciale, et a des petites jumelles, Daisy et Rose (Rose a un grain de beauté sous le menton, seul signe distinctif) que Ruby trouve très effrayantes.

"Cela ne ressemble pas du tout à l'église de Tante Gladys. D'abord, c'est en sous-sol, et il faut descendre un escalier en spirale et parcourir un couloir avec des tuyaux le long des murs pour arriver à une porte avec un petit écriteau annonçant : Eglise spiritualiste. [...] Beaucoup de gens sont là, bavardant entre eux comme s'ils étaient au théâtre.
[...] Puis une femme, qui se présente comme Rita, invite un homme nommé Mr. Wedgewood à monter sur l'estrade. Tante Babs se penche vers moi pour m'informer que Mr. Wedgewood est un médium en communication avec le monde des esprits et qu'il va leur parler pour notre compte.

— Ce sont les morts, me précise Rose.(Comme elle a le menton levé, je puis voir son grain de beauté.)

Elle m'observe soigneusement, guettant ma réaction. Elle ne peut pas me faire peur. Ou plutôt si, elle le peut, mais je ne vais certainement pas le lui laisser voir. Je me contente de lever les sourcils d'un air de surprise très éloquent. Je me demande si les morts auront quoi que ce soit à me dire, et Daisy — que je commence à croire capable de lire dans mes pensées — me dit :

— Les morts, tu sais, ne te parlent que si tu les connais.

Compte tenu de cette règle de protocole, je suppose que personne ne me parlera, car je ne connais personne qui soit mort. (là, je me trompe lourdement.)

Mr. Wedgewood demande alors aux esprits de venir nous parler et toutes sortes de choses étranges commencent à se produire — les morts semblent surgir de partout. Un mari mort depuis vingt ans vient dire à sa femme qu'il y a une lumière au bout du tunnel. Puis le père d'une autre femme, "passé" l'année précédente, l'informe que le cinéma lui manque. Une mère vient expliquer à sa fille "comment se débarrasser de cette marque sur la table basse" (à l'huile de lin) et derrière la chaise d'une personne se matérialise (au moins aux yeux de Mr. Wedgewood) une famille de six personnes — des voisins morts dans un incendie trente ans auparavant. De toute évidence, on n'échappe pas aux morts.
Pour moi, le mondes des esprits ressemble un peu à une salle d'attente pleine de gens échangeant les pires banalités.
Je commence à sommeiller légèrement sous l'effet de la chaleur ambiante lorsque je me rends compte que Mr.Wedgewood, debout à l'extrémité de notre travée, me regarde fixement. J'avale ma salive et je contemple mes pieds ; il s'est peut-être aperçu que, pour le cantique, j'ai seulement fait semblant de chanter. Mais il me sourit d'un air bienveillant et déclare :

— Ta sœur dit qu'on ne s'inquiète pas pour elle.

Tante Babs laisse échapper un petit cri, mais, avant que j'aie pu reprendre mes esprits, l'harmonium entame un nouveau cantique, identique au précédent. (tous les cantiques, à l'église spiritualiste, sont exactement semblables, phénomère que personne ne semble relever.)
Je me pose des questions tout le reste de la journée. Même le Rosbif de Babs et la Tarte aux Pommes de Babs — ornements du menu dominical — ne parviennent pas à dissiper ma crainte que Patricia ou Gillian ait passé de vie à trépas. J'essaie d'aborder le sujet avec Tante Babs, mais elle se borne à dire :

— N'essaie pas de faire la maline, Ruby. Cela ne te va pas du tout."



Petits veinards, ceux d'entre vous qui ne connaissez pas encore ce livre... enfin, place à un autre, et je m'aperçois qu'il a plus d'un point commun avec le premier, puisqu'il parle aussi de secrets de famille.
C'est avant tout une histoire racontée du point de vue d'une petite fille très singulière, qui grandit seule, comme une graine aventureuse soufflée par le vent, tandis que sa mère a baissé les bras depuis longtemps et que ses trois vieilles tantes excentriques ne sont plus en condition physique et psychologique pour l'élever. Il y a, à la base de cette solitude, un drame : quand la petite Harriet était bébé, son frère a été retrouvé mort, pendu à un arbre du jardin. Personne n'en parle. Le meurtrier n'a jamais été attrapé. On est dans le Missipipi, et Harriet grandit par ses propres moyens, avec ce frère devenu compagnon imaginaire, et guidée par l'obsession de démasquer l'assassin qui a soufflé sur sa famille tel le loup sur la maison de planches d'un des trois petits cochons, en lui volant un frère vivant. Parlons de l'auteur : Donna Tartt écrit un livre tous les dix ans, autant dire qu'elle les mijote, et c'est un excellent écrivain, comme le prouvait déjà son premier et précédent roman "Le maître des illusions". Je préfère quand-même celui-ci, avec cette petite fille si attachante à force de ne pas vouloir l'être, son ami qui la suit partout sur des chemins fort dangereux, et d'autres personnages hauts en couleur : une bande de loosers, des voyous qui vivent dans des roulottes autour d'une vieille mère qui n'a que la peau sur les os mais les dirige avec une autorité franchement comique. C'est un roman superbement écrit et construit, où deux enfants errent la nuit près d'une zone désaffectée à la recherche de criminels qui ne plaisantent pas, où l'on croise des serpents à la piqûre mortelle, une colonie de vacances asphyxiante de bons sentiments et d'endoctrinement... Allez, un petit extrait, pendant la fameuse colonie où l'on a fini par envoyer Harriet de force, après qu'elle eut employé une bonne partie de ses vacances à flirter avec la mort, la sienne et celle des autres... :

" Elle était au camp depuis dix jours. Cela semblait une éternité.[...] Par principe, elle avait omis de signer et de rendre "le pacte du campeur" avec son dossier d'inscription. Il s'agissait d'une série de promesses solennelles que tous les participants étaient contraints de faire : la promesse de ne pas voir de films interdits aux mineurs, de ne pas écouter de rock, ni hard, ni acid ; de ne pas boire d'alcool, de na pas avoir de rapports sexuels avant le mariage, de ne fumer ni marijuana, ni tabac, et de ne pas invoquer inutilement le nom du Seigneur. Non que Harriet eût l'intention de commettre l'un de ces crimes (sauf — quelquefois — pas très souvent — d'aller au cinéma) ; cependant, elle avait décidé de ne pas signer.

"Hé, chérrrie ! Tu n'as pas oublié quelque chose ? s'écria Nounou Vance d'un ton enjoué, enlaçant Harriet (qui se raidit aussitôt) avec un pincement amical.
— Non.
— Je n'ai pas reçu ton pacte du campeur."

Harriet se tut.
Nounou l'étreignit encore familièrement. "Tu sais chérrrie, Dieu ne nous offre que deux possibilités ! Soit c'est bien, soit c'est mal ! Soit tu es la championne du Christ, soit tu ne l'es pas." Elle sortit un pacte du campeur vierge de sa poche.

"Maintenant, je veux que tu pries là-dessus, Harriet. Et fais ce que le Seigneur te conseille de faire."

Harriet fixait les tennis blanches boursouflées de la femme.

Mrs Vance s'empara de sa main. "Veux-tu que je prie avec toi, chérrrrie ?" demanda-t-elle sur un ton de confidence, comme si elle lui offrait un splendide cadeau.
— Non.

[...] Harriet s'était attendue à tout cela. Aux "pactes" du campeur. A l'ennui mortel d'une vie sans livres de bibliothèque ; aux sports collectifs (qu'elle avait en horreur) et aux farces nocturnes, aux cours tyranniques de catéchisme ; elle s'était attendue à l'inconfort et à la morosité des après-midi brûlants sans vent sur un canoë, à écouter les conversations stupides des autres, qui se demandaient si Dave était un bon chrétien, si Wayne avait réussi à peloter Lee Ann, ou si Jay Jackson buvait.
Tout cela était déjà épouvantable. Mais Harriet entrerait en quatrième à l'automne ; et elle ne s'était pas attendue à l'affront suprême d'être classée — pour la première fois — dans la catégorie des "ados" : créatures sans cerveaux, faites de protubérances et de sécrétions, à en juger par la littérature qu'on lui procurait. Elle ne s'était pas attendue aux projections de diapositives humiliantes, au ton enjoué, remplies d'informations médicales avilissantes ; ni aux "discussions à bâtons rompus" où les filles étaient encouragées non seulement à poser des questions personnelles — parfois franchement pornographiques, selon Harriet — mais aussi à y répondre."






En fait, ces deux romans ont bien des choses en commun : ce sont des histoires tragicomiques, des récits initiatiques, où les petites filles traversent seules le miroir de la vérité des adultes, où elles sont plutôt solitaires et mal aimées mais armées d'un solide sens de l'humour touchant à l'ironie, et trouvent un chemin tant bien que mal vers un peu de chaleur humaine, sans désaimer ceux et celles qui les ont traitées en vilains petits canards, effleurant les plaies béantes des êtres souffrants qui les ont fait souffrir par ricochets, simplement parce qu'elles étaient au mauvais endroit au mauvais moment ; et qu'elles ne pouvaient pas remplacer l'enfant perdu — nimbé de perfection angélique et d'infini désir par un décès précoce — pas plus que le mari infidèle, ni résoudre ce qui devait être résolu à la place des victimes, ces grandes personnes au sujet desquelles Saint-Exupéry et J.M. Barrie (si vous êtes curieux de ce grand auteur méconnu chez nous, allez faire un tour sur le site qu' Holly Goligthly lui a consacré, vous ne regretterez pas ce détour buissonnier) nous ont appris ce qu'il fallait penser.



Mes deux héroïnes du jour sont de vaillants petits soldats, elles vivents des aventures dont le péril terrifie les garçons qui peinent à les suivre. Elles détestent grandir, elles n'ont pas hâte de rejoindre ce monde des adultes où elles ont vu vivre des mères et des tantes qui respiraient rarement le bonheur. Elles sont irrésistibles. Je vous les donne, elles vous emmèneront dans leurs recoins, vous chuchoteront leurs noirs secrets et leurs sagaces observations sur les adultes, vous feront rire aux larmes, tant il est vrai que le fou-rire vient toucher les larmes, s'y baigne à loisir et y recueille délicatement le mouvement de la vie. Ruby et Harriet survivent, se battent, rient et sourient beaucoup pour conjurer la tristesse qui les entoure. Elles auraient pu se rencontrer, se reconnaître.




Les enfants perdus ne naissent pas dans les choux, mais de parents négligents, décédés ou simplement inaptes, voire cruels. Les enfants perdus font parfois de mauvaises rencontres, même dans les romans, mais ils ont aussi cette grâce particulière qui les pousse à survivre coûte que coûte, et leur permet de se trouver en route, de se construire seuls, entre bravoure et grandes frayeurs, culpabilité et joie pure d'exister, et cette grâce, je l'imagine volontiers se poser sur leur épaule songeuse à la manière scintillante de Tinn Tamm, la petite fée de Peter. En moins capricieuse, évidemment !

Et puis, au pays des enfants singuliers, celui que les écrivains affectionnent tout particulièrement — car peu d'entre eux ont réussi à rentrer un jour dans un moule, Ruby et Harriet sont en très bonne compagnie : avec Oliver Twist, Jane Eyre, Alice, Tom Sawyer, Peter Pan bien sûr... et tant d'autres !


Très bonne lecture à tous, et je vous conseille de lire dans un hamac, à la fraîche, avec un litre de thé glacé à portée de main, ou un petit Banyuls bien frais, la nuit sur une terrasse, à la campagne ou devant la mer... Je vous imagine déjà. Quant à ceux qui comme moi restent encore un peu, lire c'est déjà s'évader, vous le savez, bien sûr...



Gaëlle

26 commentaires:

Anitta a dit…

C'est vrai que tu te faisais plutôt rare, ces derniers jours... J'ai failli attendre, ha ha ! Et merci pour ces brillantes chroniques littéraires. Je flâne régulièrement dans un Virgnac et parfois je me désole de ne savoir quoi choisir... Promis, j'irai les yeux fermés au bon rayon, la prochaine fois ; et je reviendrai te donner mon avis ;o)

Lisa a dit…

J'avais également adoré Le petit copain de Dona Tartt... De toute façon, dès que ça se passe au sud, j'adoooore!

Wictoria a dit…

Un billet "rondement" mené dans la cour des grands :) je retiens tes coups de coeur :) merci !

La Trollette a dit…

Ahhhhhhhh ! De la lecture !
Je retiens tes coups de coeurs en particulier "Dans les coulisses du musée" qui m'a fait de l'oeil avec son titre lors de ma dernière razzia chez l'agitateur depuis 1954 qu'agite plus que son tiroir caisse...
Je l'ai reposé sans même lire la quatrième de couv' pour ne pas être tentée plus que çà, ayant déjà une demi douzaine d'ouvrages dans les bras, c'était pas raisonnable DU TOUT !
C'st donc une histoire de secret de famille... mon radar était sur une bonne piste alors.
Ceci dit, je me connais, d'ici les vacances de la souche trollique (le 21 aout..) j'ai le temps de bien faire diminuer la pile actuelle et de devoir faire un petit réassort...
Kate Atkinson en tête de liste !
;o)

Merci Gaëlle

Gaëlle a dit…

Coucou Anitta ! Ravie de te revoir chez moi ! J'attends avec impatience ton avis sur mes coups de cœur une fois que tu les auras dégustés en prenant ton temps, et un nouveau texte de toi... hé hé. Je suis une lectrice insatiable avec les gens que j'aime lire. Et comme je ne peux pas embêter Fred Vargas entre deux livraisons de romans... je me rattrappe avec toi ! Bises.

Gaëlle a dit…

Coucou Lisa ! C'est gentil de me faire une petite visite ! Je vois qu'on a les mêmes goûts, je raffole de la littérature du sud des Etats Unis, j'ai d'ailleurs été vraiment dans la peine en apprenant ce qui était arrivé à la Nouvelle Orléans... l'idée qu'elle ne sera plus jamais la même, et que je ne l'aurai pas connue telle qu'elle était, me chagrine beaucoup. As-tu lu "Retour à Sweetboro" de Jeffrey Lent ? Ça devrait te plaire. Bientôt, quand il fera moins chaud, donc peut-être début septembre, je parlerai de la guerre de Sécession à travers quelques romans fabuleux. Pour l'instant, j'ai le cerveau trop ramolli ! Bises et bonne journée.

Gaëlle a dit…

Bonjour Wictoria et merci pour ce gentil compliment. Je suis un peu absente des blogs ces jours-ci mais je vais aller te faire une petite visite... je suis une lente et une épuisée, ces temps-ci, mais la pensée que vous existez et que je peux aller faire un tour chez vous, ami(e)s toujours prolifiques, est très réconfortante et m'aide à survivre au cagnard lyonnais ! Bonne journée Wictoria. Toujours pas en vacances ?

Gaëlle a dit…

La Trollette, j'ai moi aussi une pile très confortable de bouquins en expansion constante, mais comme j'ai les yeux plus gros que le ventre... j'ai du mal à résister à mes visites en librairie. Tu ne seras pas déçue par Kate Atkinson, et tu devrais aussi aimer Le Petit Copain (aussi une histoire de famille !) et les autres livres cités d'Atkinson : ces écrivains sont tous obsédés par la perte de ceux qu'ils aiment, la dislocation des familles par l'absence insupportable, l'enfant manquant, la mère manquante... dans le genre, il y a aussi John Irving, que j'adore, mais j'en reparlerai un jour prochain : un billet rien que pour lui ! Grosses bises chère Trollette, et à bientôt.

La Trollette a dit…

"L'oeuvre de Dieu, la part du Diable"
Un de mes grands souvenirs de lecture.
Mais ses autres romans aussi. Quoi que le dernier que j'aie lu, la quatrième main ne m'ait pas marqué plus que çà, finalement...
A bientôt :o)

Gaëlle a dit…

A La Trollette : L'œuvre de Dieu, la part du Diable, un de mes romans préférés ! Belle histoire d'enfants perdus aussi. Et d'enfants trouvés. Peu importe d'où vient l'amour, finalement, du moment qu'un jour il rencontre celui qui en est affamé. Pour la quatrième main, j'ai été déçue aussi. Mais "Le monde selon Garp", et "Une prière pour Owen", et "Une veuve de Papier", par ex.... du bonheur ! J'y reviendrai, mais la grande force d'Irving pour moi c'est de savoir comme peu d'artistes mélanger le tragique au comique, le burlesque au déchirant. Ce n'est pas évident. C'est rester sur un fil tendu, en risquant de trébucher à chaque pas dans le mauvais goût. Ce qu'il ne fait jamais, car c'est un grand. Bises la Trollette !

Holly Golightly a dit…

Je suis très sensible à la forme et au fond de ce billet.
J'ai très envie de découvrir Kate Atkinson. Mais j'ai encore mieux à lire, n'est-ce pas Gaëlle ? :-)
Tu me donnes l'eau à la bouche ; même les livres que je connais et que aime, j'en envie de les relire !!!!
Tu es très forte.
Tu sais parfaitement dire le coeur des petites filles abandonnées.
Merci Gaëlle pour ce billet, pour le reste, pour tout !
Tu m'es essentielle maintenant.

Gaëlle a dit…

MERCI chère Holly, ce billet t'est secrètement dédicacé, l'ombre des garçons perdus y plane... et pas seulement cela. Quant à moi, j'ai un grand faible pour les enfants abandonnés, et les petites filles mal aimées en particulier. Au fait je voulais mettre un lien avec ton site... ça ne marche pas, blogger fait sa tête de mule. Je l'aurai à l'usure. Quant à donner envie de lire, ou de regarder tel ou tel film, tu n'as rien à m'envier, et j'aime cette multiplication des échanges de bons procédés que permet internet : chacun peut faire part de ses livres de chevet, et au final tout le monde est ruiné... mais heureux ! Bonnes vacances et reviens vite.

Gaëlle a dit…
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nziem a dit…

chouette ! des livres à ajouter dans ma valise :-) Je ne connais pas du tout kat Atkinson mais je vais y remédier vite fait, les extraits me tentent bien !! Le "petit copain" de Donna Tartt je l'avais repéré mais ne savais pas trop si il valait le coup. hop emporté aussi celui là.
Ici ça va.. fait beau mais y a un p'tit vent frais de la mer qui rafraichit.. limite refroidit.
Je t'écris toute l'histoire de Mary Cée dès que j'ai une ou deux p'tites heures devant moi... Bon week end : bises

Gaëlle a dit…

Bonjour Nziem et grand merci de ta visite ! Je suis enchantée d'avoir alourdi ta valise de quelques bouquins, tu ne seras pas déçue je pense... quant à l"histoire de Marie Cée, c'est volontiers et quand tu veux : pas de pression par cette chaleur, Marie-Cée viendra frapper à ta porte pour réclamer son histoire, va, elle en est bien capable. Laissons-la venir. Bises et très bon week-end, comme je t'envie ce petit vent frais de la mer...

brigetoun a dit…

merci de ton passage - Tom Sawyers - Dickens - dans les couloirs du musée pas mal comme choix

Gaëlle a dit…

Merci Brigetoun : je ne doute pas que tu partages nombre de me goûts littéraires, et je vais aller faire des tours et des détours par ton blog dès que je le pourrai ! Je suis sûre que tu vas élargir mes horizons : une de plus ! Je suis ravie.

Alhya a dit…

Bon alors, bien sûr dans les coulisses du musée, je le connais, et pour cause puisque c'est toi qui me l'a offert.;. je me souviens l'avoir dévoré aux Carroz d'Arâches, il y a 3 ans, déjà! en revanche, tu m'avais bien caché le second, celui -là, ma vieille te voici contrainte et forcée de me le réserver pour l'été, je passe te le piquer au plus vite!! prépare toi!! et bien d'accord, comme d'habitude avec toi, lire c'est s'évader et j'en ai grand besoin avec cette canicule!!! Bises et merci pour cette sélection, comme d'habitude ultra tentante, tu sais apâter avec les livres, ce qui est un exercice bien plus dur qu'avec de la nourriture ;-)!

Gaëlle a dit…

Ok chère Alhya, mais je te préviens, le Petit Copain il est sorti en poche... mais moi je l'ai en grand format ! Et mon homme me l'a déjà réservé pour les vacances, car il ne lit qu'en vacances.. mais tu peux toujours te le procurer en poche, nettement plus pratique car une fois commencé tu ne pourras plus le lâcher, tu l'emmèneras sur la plage, sur les îles bretonnes...partout ! Sinon je ne vois pas en quoi c'est plus dur d'appâter avec des livres qu'avec des bons petits plats. Je ne suis pas sûre de ça. faire des photos qui donnent envie de goûter sur le champ, c'est un art, tout le monde n'y arrive pas non plus ! Gros bisous, et à très bientôt. Encore une veinarde qui va aller bientôt en Bretagne...t'as intérêt à me rapporter des crêpes et tout le contenu de la gazette du crû, promis ?

Marmitedecathy a dit…

Ma petite Gaêlle, je te remercie pour cette liste, j'ai tout recopié, et ai emmené cette liste à la Fnac,pour me les acheter et les lire sur la plage. Malheureusement ces nuls n'en avaient aucun en stock, je vais me les commander à la rentrée ! J'ai seulement acheté "l'aliéniste" que tu avais évoqué dans un ancien billet.
As-tu entendu parlé du "Monde du fleuve" ? je t'en parle car les personnages principaux sont Mark Twain et Alice (la petite fille qu'a pris Lewis Carrol en exemple) devenue femme
Bisous et à dans 3 semaines

Gaëlle a dit…

Coucou Marmitedecathy et bonnes vacances, puisque te voilà sur le départ ! J'espère que certains libraires près de la plage seront moins nuls que ceux que tu as fréquentés pour t'approvisionner ! Je n'ai pas entendu parler du "Monde du Fleuve" mais à priori le sujet ne peut que m'intéresser : je vais aller regarder ça ! Quant à l'aliéniste, tu vas te régaler. Profite bien de la mer pour moi. Bisous et... à bientôt !

Miss Poivert a dit…

Mon mètre de haut de livres en attente dans mon salon va bientôt ressembler à une pyramide instable, où les enfants perdus alterneraient avec les bandes dessinées...
Tout ça pour dire que tu as sérieusement aiguisé ma curiosité pour ces auteurs qui passent bien souvent entre mes mains de bibliothécaire, à la banque de prêt, mais que je n'ai point encore lus. Promis juré, la prochaine fois qu'un de ces deux livres vient à ma rencontre, je ne lui résisterai pas.

Gaëlle a dit…

Miss Poivert, si tu voyais ma pile de livres en attente... crois-tu qu'on peut périr assommée par des bouquins qui s'impatientent de ne pas être lus ? Cela me guette... Très heureuse malgré tout d'avoir rajouté quelques noms à ta pile. La mienne est sans cesse alourdie par vos découvertes littéraires et cinématographiques aux uns et aux autres. J'ai de quoi lire pour une année au moins, peut-être davantage !

Miss Poivert a dit…

Une révolte de livres en colère ? Mmmmm, très possible, ça ! Ils nous fouetteraient à coup de pages bien ajustés...
Et moi aussi, vous me donnez à lire et à voir pour un paquet de temps, toujours en mouvement.

Gaëlle a dit…

J'aime bien cette idée de livres exerçant une vengeance contre des lecteurs trop lents ou négligents à leur goût... j'avais écrit en cinquième une petite nouvelle où le propriétaire d'un manoir écossais se faisait canarder à coups de livres par un fantôme... j'étais nourrie d'humour anglosaxon, comme on voit... mais j'ai gardé cette idée, qui m'amuse.

Miss Poivert a dit…

Géniale, cette idée !!!!